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Sécurité sociale : difficiles économies

La Commission des comptes de la Sécurité sociale se réunira le 18 juin pour donner ses nouvelles estimations pour 2008. Selon un proche du dossier, interrogé par La Tribune (page 25), le déficit devrait être "dans l’épure" des précédentes prévisions, autour de 8,5 milliards d’euros. La préparation du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2009 interviendra dans la foulée.

Le Premier ministre a indiqué mercredi dernier que le rythme des dépenses de la Sécurité sociale devait permettre un retour à l’équilibre en 2011. "Un effort considérable, alors que le déficit du régime général a atteint l’an dernier 9,5 milliards d’euros", estime Véronique Chocron, de La Tribune. L’objectif du ministre du Budget, Eric Woerth, est d’économiser 5 milliards d’euros à partir de 2009. Selon un conseiller du gouvernement, il ne s’agit pas d’une économie nette : "C’est une économie par rapport à la croissance tendancielle des dépenses d’assurance maladie, de plus de 5% par an, et qui chaque année sont déjà contenues par des efforts de maîtrise médicalisée."

Quant au débat voulu par le président de la République sur "la place respective de la solidarité, de l’assurance et de la responsabilité individuelle", il n’est pas même amorcé, souligne La Tribune. La solution évoquée de transférer intégralement aux complémentaires le remboursement de l’optique aurait été écartée par la ministre de la Santé, précise La Tribune. La réforme des affections de longue durée (ALD) semble également "au point mort". "L’évolution de ce dispositif est très difficile à faire comprendre publiquement et politiquement", explique un spécialiste des ALD. L’assurance maladie l’inclura-t-elle, fin juin-début juillet, dans ses propositions pour préparer le PLFSS 2009 ? Réponse prudente de la Cnam : la meilleure réforme serait "d’améliorer la prévention de ces pathologies chroniques".

Le médicament risque aussi de se retrouver sur le devant de la scène. La Tribune (page 5), dans un article consacré à l’encadrement par les pouvoirs publics des laboratoires pharmaceutiques, rappelle que la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2008 autorise la Haute Autorité de santé (HAS) à procéder à des évaluations économiques en plus de ses compétences cliniques. Ce qui, selon le quotidien économique, laisse augurer des discussions serrées avec le Comité économique des produits de santé (CEPS), chargé de fixer le prix des produits de santé...

Les Français font confiance aux urgences
L’année dernière, 16 millions de personnes se sont présentées dans les services d’urgence des hôpitaux. Un chiffre en constante augmentation. Neuf Français sur 10 font confiance aux urgences, selon un sondage TNS-Sofres réalisé à l’occasion du congrès de la Société francophone de médecine d’urgence (SFMU) et publié dans Le Parisien/Aujourd’hui (pages 1 à 3). Sans surprise, le temps d’attente reste un problème pour 46% des personnes interrogées. "L’urgence vitale est immédiatement prise en charge", réplique le Pr Bruno Riou, chef du service des urgences à la Pitié-Salpêtrière à Paris. Il ajoute que ces patients bénéficient, "en trois ou quatre heures de temps, d’un bilan complet", alors qu’"il leur aurait fallu plusieurs jours, voire des semaines pour avoir la même chose en ville !". Le Pr Bruno Riou souligne le rôle vital des urgences dans la permanence des soins. "Il n’est pas toujours possible d’avoir accès à un praticien. Et puis tout le monde ne peut pas se payer un dépassement. Nous, on est là, toujours ouverts", déclare-t-il...

John Sutton