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Santé en Ile-de-France : fortes inégalités selon les départements

Mieux vaut tomber malade dans les Hauts-de-Seine qu’en Seine-Saint-Denis, soulignent Les Echos (page 5), à la lecture du diagnostic de l’Agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France et de son plan stratégique pour y remédier. "C’est une région paradoxale, observe Claude Evin, directeur général, de l’ARS. L’état de santé de la population francilienne est meilleur que celui de la population française, que ce soit du point de vue de l’espérance de vie ou de la mortalité pour cause de cancer ou de maladies cardiovasculaires."

En revanche, la moitié des cas de VIH déclarés sont en Ile-de-France, les cas d’hépatite, de tuberculose sont importants, la surmortalité féminine par cancer est beaucoup plus élevée que dans d’autres régions et il y a une surmorta­lité infantile.

En outre, de fortes inégalités perdurent entre les départements, voire entre les arrondissements de la capitale, constate Claude Evin, qui note qu’en parcourant la ligne 12 du métro, on peut passer d’une espérance de vie de 84 ans dans le VIIe arrondissement, à 80 ans, plus au nord, dans le XVIIIe.

L’offre médicale a beau être supé­rieure à la moyenne (405 praticiens pour 100.000 habitants, contre 366 au niveau national), elle reste hétéroclite avec par exemple 116 médecins pour 100.000 habitants en Seine-et-Marne, contre 530 à Paris, relèvent Les Echos (page 5).

"L’offre hospitalière reste concentrée au cœur alors que les pôles de population sont appelés à se développer à la périphérie dans le cadre du Grand Paris", constate l’ARS. La situation n’est pas près de s’arranger, les experts anticipant une baisse du nombre des médecins d’ici à 2030.

En créant des "parcours de santé", l’ARS s’engage à promouvoir la prévention, à renforcer l’offre de premier recours et à lutter contre les déserts médicaux, notamment dans certains quartiers de Seine-Saint-Denis ou dans des communes rurales de Seine-et-Marne.

A contrario, "les soins programmés les plus spécialisés ne nécessitent pas cette proximité", explique-t-elle pour justifier certains regroupements hospitaliers.

"Reste à faire passer la pilule auprès des personnels et des élus", remarquent Les Echos. En 2009, le conseil régional d’Ile-de-France avait rendu un avis négatif sur le plan stratégique de l’ARS, réclamant le report de son application à fin 2011, "le temps de mener une réelle concertation".

Comment soigner 7 milliards de terriens
La planète comptera 7 milliards d’habitants d’ici à la fin octobre. Comment vivre, étudier et se soigner sur une planète déjà surexploitée ? Dans un cahier spécial, Le Monde (page IV) tente de répondre à cette question.

"Soigner et renforcer les systèmes de santé pour 7 milliards d’êtres humains, ne constitue pas le moindre des défis posés à notre planète", analyse le quotidien. Et ce, qu’il s’agisse des maladies transmissibles, telles que le sida, la tuberculose et le paludisme, ou bien des autres maladies.

L’espérance de vie de vie est passée de 52,5 ans en 1950 à 69,2 ans en 2009. Mais ces progrès sont entachés par les taux élevés de mortalité infantile et le poids des maladies dans les pays en voie de développement.

De même, l’épidémie mondiale de diabète et d’obésité, qui affecte principalement les populations les moins favorisées dans les pays développés, représente un facteur de risque de cancers et de maladies cardio-vasculaires. Ces dernières arrivent en tête des causes de mortalité dans le monde : 17,3 millions de morts en 2008, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), soit près d’un tiers de l’ensemble des causes de décès.

Quant au cancer, il est responsable de 7,6 millions de décès par an, soit environ 13 % des causes de mortalité. En 2030, il pourrait tuer à 2030 11 millions de personnes chaque année.

"Le sida a révélé un fossé grandissant entre pays riches et pays pauvres. (…) Si des succès majeurs ont été obtenus avec la mise sous traitement de 6,6 millions de personnes infectées par le VIH, l’Onusida calcule que 9 autres millions d’individus auraient, eux aussi, besoin d’antirétroviraux", note Le Monde.

Des chiffres qui posent la question de la promotion de la prévention et du renforcement des systèmes de santé. Ce dernier passe par le développement de l’accès à l’hygiène et aux soins, conditions sine qua non pour freiner la propagation des maladies infectieuses et casser la dynamique des maladies chroniques.
John Sutton