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Sanctionner les dépassements abusifs

A quelques jours de la première séance de négociation sur les dépassements d’honoraires des médecins, l’assurance maladie débat aujourd’hui des orientations qu’elle compte proposer. L’Union nationale des caisses d’assurance maladie (Uncam) vient d’ailleurs de faire paraître un rapport qui dresse la liste de plusieurs pistes d’orientation.

En premier lieu, indiquent Les Echos (page 3), l’Uncam préconise de "sanctionner les dépassements abusifs en mettant en place une procédure de sanctions conventionnelles efficaces, pouvant aller jusqu’à des déconventionnements". Aujourd’hui rares en raison de la longueur des procédures, ces sanctions conventionnelles pourraient dans l’avenir ne pas être conditionnées à un avis d’une institution ordinale, pour plus d’efficacité.

Reste à savoir ce qui "relève de l’abus", observe l’Uncam. Comment mesurer "le tact et la mesure" ? Le risque d’une contrainte, estime le quotidien économique, aurait un effet pervers. En fixant un plafond de dépassements, les médecins qui tarifent en dessous pourraient être tentés de relever leurs prix.

Autre orientation de l’Uncam : proposer aux médecins de secteur 2 un "nouveau contrat d’accès aux soins", rapportent Les Echos. Ils s’engageraient ainsi à appliquer des tarifs opposables sur une part de leur activité – option est rejetée par la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) – et à limiter leur taux de dépassement.

Dans ce schéma, l’assurance maladie prendrait en charge une partie de leurs cotisations sur la part de l’activité réalisée au tarif opposable et il serait demandé aux complémentaires santé de "mieux prendre en charge les dépassements", relèvent Les Echos. "Ce sera un point clé de la négociation", juge le quotidien économique.

"Les médecins doivent comprendre que cette négociation vise à faciliter l’accès aux soins, à réduire les sommes à la charge des patients et non à accroître leur rémunération grâce à l’action renforcée des complémentaires", souligne un négociateur cité par Les Echos. 

Michèle Delaunay : changer de regard sur le vieillissement
La ministre déléguée aux Personnes âgées et à l’Autonomie, Michèle Delaunay, lancera aujourd’hui un "appel sur le devoir de vigilance vis-à-vis des personnes âgées, isolées durant l’été". A cette occasion, La Croix (page 8) dresse le portrait et retrace le parcours de cette cancérologue de 65 ans originaire de Gironde.

Pendant quarante-cinq ans, écrit le quotidien, la médecine aura occupé sa vie. Au CHU de Bordeaux, elle a notamment créé "le premier service en France de dermatologie cancérologique, avec la ferme volonté de briser les tabous autour de cette maladie au nom parfois si dur à prononcer, même chez les médecins".

Elue députée en 2007 après avoir battu Alain Juppé, Michèle Delaunay entame désormais une nouvelle vie en tant que ministre. Elle a la lourde tâche de préparer pour 2013 une grande loi sur le vieillissement. Objectifs : trouver de nouvelles ressources, mais aussi essayer de changer le regard sur le vieillissement.

Sida : net recul des décès en Afrique
Ensemble, nous mettrons fin au sida : tel est le titre optimiste du rapport rendu public hier par l’Onusida, qui doit ouvrir son prochain congrès mondial dans trois jours, à Washington.

Pour cette organisation, l’optimisme est de mise, rapporte Libération (page 7). Selon le document, certaines avancées sont "spectaculaires", comme celle de la progression du nombre de séropositifs sous traitement. Depuis 2004, celui-ci a été multiplié par 26, entraînant une baisse de 24% de la mortalité. Dans le détail, "le recul le plus spectaculaire du nombre de morts liées au VIH se situe en Afrique subsaharienne, avec une baisse de 30% par rapport à 2005". Comme l’observe le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, le sida est passé du statut d’infection mortelle à celui de maladie chronique gérable grâce aux traitements antiviraux.

En 2011, plus de 8 millions de personnes séropositives bénéficiaient des trithérapies dans les pays à faibles revenus. Avec 15 millions de personnes sous traitement en 2015, l’ONU sera parvenu au seuil qu’elle s’est fixé. Mais des efforts conséquents restent encore à faire. En effet, sur le "front épidémique", 3,4 millions d’enfants de moins de 15 ans sont contaminés, dont 91% vivent en Afrique subsaharienne. Néanmoins, la baisse de 24% des nouvelles infections chez les enfants en 2011 laisse de l’espoir.

Le sida reste également la principale cause de décès chez les femmes en âge de procréer, note Libération. Pour autant, la prévention de la contamination de la mère à l’enfant s’est améliorée, car, indique l’Onusida, "sur 1,5 million de femmes enceintes vivant avec le sida dans des pays à faibles revenus, aujourd’hui 57% reçoivent un traitement préventif", contre 48% en 2010.

Frédéric Lavignette