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Roselyne Bachelot présente la campagne contre la « biture express »

Une plage, de la bossa-nova, des feux de bois, des bouteilles qui circulent... La musique déraille et la fête tourne au cauchemar : un jeune vomit, une fille manque de se faire violer, une autre de se noyer pendant que leurs copains se battent. Ce spot télé, conçu pour sensibiliser les jeunes à la consommation excessive d’alcool, sera diffusé à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 9 août sur TF1, M6, des chaînes du câble et du satellite, indique Libération (page 11). Il a été présenté hier par la ministre de la Santé, laquelle constate "une évolution rapide, brutale, alarmante des comportements d’alcoolisation parmi les jeunes". Roselyne Bachelot cite notamment le "binge drinking", que l’on peut traduire par "biture express".

Des spots radio seront également diffusés du 21 juillet au 24 août. Pour compléter cette campagne, l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) a ouvert un site Internet (www.boiretrop.fr) et réalisé une brochure d’information. Ce document sera distribué notamment dans les auberges de jeunesse, précisent Les Echos (page 2).

La ministre de la Santé a également rappelé les mesures qui doivent être intégrées à la loi "Patients, santé, territoire", présentée au Parlement à l’automne : interdiction de la vente d’alcool aux moins de 18 ans, suppression des "open bars" - soirées étudiantes où on peut boire à volonté pour une somme forfaitaire - et interdiction de consommer de l’alcool sur la voie publique à proximité des établissements scolaires.

"Je soutiens ces propositions, mais il ne faut pas oublier l’aspect éducatif. Tout ne peut pas fonctionner sur l’interdit", met en garde, dans Libération, Jean-Pierre Courteron, président de l’Association nationale des intervenants en toxicomanie et addictologie. Réponse de la ministre : "Les sanctions ne s’adressent pas aux jeunes, mais aux adultes responsables." Les sanctions encourues pourraient atteindre un an d’emprisonnement et 15.000 euros d’amende. "On ne va pas mettre un policier dans chaque établissement, il en va de la responsabilité de chacun", a poursuivi Roselyne Bachelot.

Cancer : poursuivre les efforts
Une enquête mondiale publiée dans The Lancet Oncology montre que la France se classe parmi les sept premiers pays ayant les meilleurs taux de survie pour les cancers. Dans un entretien au quotidien La Croix (page 8), le Pr David Khayat, chef du service de cancérologie à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris), avance une série de raisons qui explique ce résultat. Parmi elles, le fait que la cancérologie "a longtemps été le fer de lance de la politique sanitaire française". "Mais, les efforts doivent être poursuivis, poursuit le cancérologue. Il faut notamment changer l’image de cette maladie. Trop de personnes pensent encore que tous les cancers sont graves et préfèrent ne pas réaliser d’examen plutôt que de connaître leur état de santé."

John Sutton