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Revalorisation des généralistes en vue

Invitée hier par l’Association des journalistes de l’information sociale (Ajis), la ministre de la Santé a ouvert la voie "à une nouvelle hausse du tarif des médecins", comme le titrent Les Echos (page 4). Estimant "qu’il n’y a pas eu de dérapage des dépenses de l’assurance maladie" depuis le début de l’année, Roselyne Bachelot estime "que les conditions sont réunies pour porter la consultation à 23 euros", ajoute le quotidien économique. Le tarif de cette consultation du médecin généraliste est actuellement de 22 euros. "Les remboursements augmentent de manière modérée depuis le début de l’année, ce qui rend très peu probable une intervention du Comité d’alerte. Or, le budget 2008 de la Sécurité sociale stipulait qu’un plan d’urgence permettrait de suspendre toute revalorisation des honoraires déjà actée", expliquent Les Echos.

Dans un autre registre, la ministre a indiqué que la réforme du financement de la Sécurité sociale pourrait déboucher sur une "éventuelle loi au premier semestre 2009", souligne La Croix (page 4). "Nous ferons des annonces dans le courant de l’été", tout en ajoutant que ces dernières ne seraient "pas totalement calibrées et tranchées", mais destinées à fixer "les termes du débat", note Le Parisien/Aujourd’hui (page 10).

Cette loi "éventuelle" entraînerait une nouvelle structuration des remboursements de soins, répondant au souhait du président de la République de revoir ce qui doit être financé par la solidarité nationale et ce qui doit relever de la responsabilité individuelle à travers une couverture complémentaire, rappelle La Tribune (page 27). Roselyne Bachelot conditionne "un éventuel renforcement du rôle des assurances, et notamment leur “spécialisation“ sur certains soins (optique, dentaire) à un “accès amélioré aux complémentaires santé”", ou encore à une "vraie valeur ajoutée à la prise en charge", ajoutent Les Echos.

Soirées étudiantes trop arrosées
Entre 2000 et 2005, la consommation régulière de tabac et d’alcool a baissé et l’usage du cannabis s’est banalisé. C’est ce qui ressort de plusieurs études publiées hier par l’Institut de veille sanitaire (InVS). En revanche, "l’ivresse en milieu étudiant s’est beaucoup développée", comme le souligne Le Monde dans son titre de "une". Les élèves des grandes écoles sont particulièrement assidus à ces soirées arrosées, encouragées par certains alcooliers. En effet, plus de 45% d’entre eux déclarent consommer de l’alcool au moins une fois par semaine. Viennent ensuite (35%), les étudiants en sciences humaines et d’école spécialisées (architecture, beaux-arts, infirmières), selon une enquête de La Mutuelle des étudiants (LMDE), citée dans Le Monde (page 33). Selon une autre étude, réalisée par la mutuelle Smerep (www.smerep.fr) et la Fédération nationale des observatoires régionaux de santé (Fnors), la proportion d’étudiants déclarant une consommation importante d’alcool est passée de 9,7% à 11,7%, entre 2005 et 2007.

John Sutton