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Revalorisation de l’aide à la complémentaire

Lors du débat sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2009, les sénateurs ont adopté un amendement qui augmente de 50% l’aide à la complémentaire santé (ACS), indiquent Les Echos (page 6). Ce texte modifie également le plafond des ressources pour bénéficier de cette aide afin d’intégrer le revenu de solidarité active (RSA).

Selon le quotidien économique, "ce geste vise à compenser l’impact de la taxe de 1 milliard d’euros sur le chiffre d’affaires des complémentaires, qui doit entrer en vigueur l’an prochain". Les sénateurs centristes, à l’origine de cet amendement, ont considéré cette taxe comme une pénalité pour certains assurés puisqu’elle risquait de se répercuter sur les cotisations. D’après Les Echos, l’adoption de cet amendement "met le gouvernement dans l’embarras". Le ministère de la Santé a d’autres intentions "plus ciblées et moins coûteuses". Dans le cadre de la loi "Hôpital, patients, santé et territoires", Roselyne Bachelot souhaite certes augmenter l’ACS, "mais uniquement pour les personnes de plus de 50 ans".

Alors que le projet du ministère table sur un coût de 30 à 40 millions d’euros pour cette aide, celui des sénateurs porte sur plus de 100 millions d’euros. Par conséquent, après ce "vote surprise du Sénat, le gouvernement réfléchit à une solution de compromis avec les parlementaires", signale ce quotidien.

Par ailleurs, le Sénat a supprimé un des articles du budget de la Sécurité sociale, qui prévoyait d’augmenter de 23% les prélèvements sur les alcools. Raison invoquée : une telle pénalité ne résoudrait pas le problème de l’alcoolisme et mettrait en difficulté les entreprises productrices...

Fin provisoire des médicaments anti-obésité ?
Alors que le nombre de personnes en surpoids augmente considérablement dans le monde, les médicaments anti-obésité peinent à trouver leurs marques. Comme l’explique La Tribune (page 14), "en moins d’un mois, trois des principaux laboratoires mondiaux - le français Sanofi-Aventis, les américains Pfizer et Merck - ont mis fin à leur recherche sur le sujet". Les effets secondaires de ces médicaments sont à l’origine de certains scandales conduisant à leur retrait du marché. Ainsi, aux Etats-Unis, la vente de l’Acomplia® a été suspendue en raison de ses graves effets sur le système nerveux (dépression, pensées suicidaires...).

A l’heure actuelle, "dans le domaine de l’obésité, les laboratoires se trouvent confrontés à un véritable défi", poursuit le quotidien. Pour "contourner" les interdictions, ils ont adopté d’autres axes de manoeuvres. Désormais, pour eux, il ne s’agit plus de "cibler" l’obésité, "mais les pathologies associées, au premier rang desquelles les maladies cardio-vasculaires et le diabète". Ce déplacement ne signifie toutefois pas un renoncement à la "pilule miracle", mais les premiers médicaments ne seront pas connus avant 2012 ou 2015.

Frédéric Lavignette