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Retraites : réforme « injuste et inefficace » pour 52% des Français

60% des Français désapprouvent le passage de l’âge légal de la retraite à 62 ans et 52% jugent cette mesure "injuste et inefficace", selon un sondage CSA, réalisé pour Le Parisien/Aujourd’hui (pages 1 à 3).

La réforme des retraites fait logiquement la "une" de la plupart des quotidiens nationaux. Les Echos saluent une "réforme choc", qui va permettre d’équilibrer les régimes "dès 2018", mais qui laissera "des besoins de financement encore considérables après".

"Sarkozy frappe fort", juge La Tribune, qui s’interroge : "La réforme […] critiquée de toutes parts […] suffira-t-elle à combler les déficits ?" "Sarkozy parie sur le réalisme des Français", affirme Le Figaro. "Pas de cadeau", titre Libération, en surimpression sur la photo de deux bougies d’anniversaire : un 6 et un 2. "C’est la mesure phare d’un plan jugé injuste et qui ne suffit pas à équilibrer les comptes", ajoute le quotidien.

Parmi les contreparties au recul de l’âge légal affichées par le gouvernement, la réforme devrait maintenir le droit de partir à 60 ans pour les salariés ayant une incapacité physique "avérée". "C’est une escroquerie !", s’insurge dans L’Humanité (page 6) Dominique Huez, médecin du travail et président de l’association Santé et médecine du travail. "Seules les pathologies requérant un taux d’incapacité d’au moins 20% pourront être prises en compte pour envisager un départ à la retraite anticipé, par exemple quelqu’un qui a deux prothèses de genoux, ce qui ne concerne pas beaucoup de monde !", explique-t-il.

Une conception de la pénibilité jugée également trop restrictive par les syndicats. "Cette réforme va générer des transferts de coûts vers l’assurance chômage et les caisses de maladie et d’invalidité, creusant leurs propres déficits", dénonce la CFDT dans Les Echos (page 3). D’un point de vue plus général, les syndicats vilipendent un projet "injuste" et "inefficace". "Cette réforme est quasiment une provocation", s’insurge François Chérèque (CFDT), dans un entretien au Figaro-économie (page 19). "C’est une usine à gaz, qui crée de nouvelles injustices parce qu’elle ne résout rien, explique-t-il. La CFDT va remettre en chantier sa proposition d’une année de bonification de cotisation en plus pour dix années d’exposition dans un métier pénible.

" De son côté, la CGT dénonce "une réforme brutale pour un recul social sans précédent", rapportent Les Echos (page 3). Pour Force ouvrière, "on est clairement dans le travailler plus pour gagner moins". Même la CGC, pourtant favorable au recul de l’âge légal, estime, dans La Tribune (page 5), que "le compte n’y est pas en termes de ressources et de financement". Seul le Medef juge qu’"un grand pas est franchi", mais regrette "l’aggravation de la fiscalité sur l’épargne" (Les Echos). Les syndicats misent désormais sur la journée de mobilisation du 24 juin pour faire fléchir le gouvernement.

Prise en charge de la douleur
Pour la deuxième année consécutive, L’Express (pages 84 à 106) publie son palmarès des hôpitaux et des cliniques qui prennent le mieux en charge la douleur des patients. Quelque 812 établissements sur 1.187 ont répondu au questionnaire détaillé de l’hebdomadaire. Selon leurs réponses, ils se voient attribuer une note de A à E, qui tient compte de plusieurs critères, parmi lesquels la présence d’un comité de lutte contre la douleur au sein de l’établissement, la formation des soignants, la présence de soignants référents douleur et l’existence de protocoles d’évaluation de la douleur lors de l’admission des patients ainsi que des douleurs induites par les soins.

Plusieurs établissements mutualistes sont bien placés dans le palmarès de L’Express. C’est notamment le cas de la clinique Beau-Soleil à Montpellier (Hérault), de la clinique Jules-Verne à Nantes (Loire-Atlantique) de la clinique mutualiste Bénigne-Joly à Talant (Côte-d’Or), qui obtiennent la meilleure note : A +.
John Sutton