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Retraites : les syndicats fustigent « la double peine »

Le Conseil d'orientation des retraites (Cor) se réunira demain pour rendre un "avis technique" sur le possible allongement de la durée de cotisation, plus rapide que prévu, pour une retraite à taux plein, à 41,5 ans pour les personnes nées à partir de 1955, indique le site latribune.fr.

Actuellement, la durée de cotisation est de 40 ans et 3 trimestres (pour la génération 1951) et doit passer en 2012 à 41 ans (pour la génération 1952). La réforme des retraites a prévu qu'elle passerait ensuite à 41 ans et un trimestre en 2013 (pour les générations 1953 et suivantes). L'avis du Cor ne sera "en aucune manière une préconisation", seulement la conséquence d'une "application de la règle fixée par la loi du 21 août 2003", a tenu à rappeler hier son président, Raphaël Hadas-Lebel.

"C'est une double peine. On ajoute la réforme de 2003 à celle de 2010", a déclaré hier Philippe Pinet, chargé des retraites pour Force ouvrière, cité sur le site liberation.fr. "C'est toujours la même logique, renchérit Eric Aubin, son homologue de la CGT. Sous couvert d'une approche technique, on continue d'appliquer une politique qui se traduira par un accroissement des carrières incomplètes avec, au final, plus de décotes et une baisse générale du niveau des pensions. Il faut (...)redéfinir ce qu'est une carrière complète, revenir sur l'âge légal et avoir un dispositif redéfinissant la pénibilité" (liberation.fr).

Même la CFDT, qui avait pourtant soutenu le mécanisme introduit en 2003, s'insurge. "On pénalise les futurs retraités par les deux bouts, par l'âge et la durée, estime Jean-Louis Malys. Le régime français des retraites va devenir un des plus durs au niveau européen."

Enfin, du côté de l'opposition parlementaire, le Parti socialiste voit dans l'allongement possible de la durée de cotisation, la preuve que "cette réforme, qui était censée tout régler, finalement ne règle rien, sauf qu'elle se traduit par plus de cotisations pour les salariés", rap­porte le site lesechos.fr. Cela "nous confirme dans notre conviction que cette réforme était mauvaise, confirme les 70 % de Français qui y étaient opposés et qui ont eu raison de battre le pavé", a déclaré Benoit Hamon, porte-parole du PS.

Un assureur sur 10 échoue aux tests de résistance
Selon les résultats des tests de résis­tance publiés hier, près de 10 % des assureurs européens passés au crible ne seraient pas en mesure de faire face à des chocs économiques importants. Toutefois, avec 90 % de réussite aux tests, le secteur européen des assurances a prouvé qu'il restait "globalement robuste", même dans les scénarios les plus défavorables, a souligné Gabriel Bernardino, président du superviseur européen des assurances (EIOPA), selon le site Internet lemonde.fr. Il a rappelé que les tests, qui sont basés sur des hypothèses, ne doivent pas être interprétés comme une analyse de la situation réelle actuelle, note le site lesechos.fr. En outre, le nouveau cadre de Solvabilité 2, qui a servi de base aux tests et qui est réputé plus exigeant que le cadre actuel de Solvabilité 1, ne doit être appliqué qu'à partir du 1er janvier 2013, a ajouté Gabriel Bernardino. C'est pourquoi l'EIOPA ne publiera les résultats des tests que sous forme agrégée, et non établissement par établissement.

Stress à France Télécom
Les six syndicats de France Télécom-Orange, parties civiles dans l'enquête pénale ouverte après la vague de suicides au sein du groupe en 2009, se déclarent "inquiets" de l'évolution actuelle de l'instruction, rapporte le site Internet lemonde.fr.

"Pour les fédérations syndicales de France Télécom, l'instruction en cours doit faire la lumière sur la crise sociale" qu'a traversée le groupe et "en établir précisément les responsabilités". Or, les organisations s'alarment face à une instruction, qui ne retient pas l'infraction de "mise en danger de la vie d'autrui". Alors que la plainte concernait la mise en place "au plus haut niveau, d'un système de management par le stress", l'enquête présente, selon elles, "un risque d'enlisement, avec une orientation qui privilégierait une approche individuelle de ce dossier, limitant les investigations au seul fait d'un harcèlement hiérarchique direct des victimes". Une tournure " inacceptable" pour les fédérations syndicales, qui "réaffirment leur volonté d'aller enfin vers le procès de ces méthodes de management et de ces organisations du travail pathogènes, qui conduisent à une mise en danger de la vie d'autrui".
John Sutton