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Retraites : forte mobilisation attendue

Pour cette quatrième journée d'action contre la réforme des retraites, les syndicats misent sur une démonstration de force, qui pourrait se prolonger par des grèves reconductibles. "C'est une des dernières occasions de faire reculer le gouvernement", déclare François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, dans Les Echos (page 2).

Avec des cortèges dans 244 villes, (contre 230 le 2 octobre dernier), le leader de la CGT, Bernard Thibault, prévoit "des niveaux de mobilisation exceptionnels, sans doute plus élevés que les fois précédentes". "Le gouvernement va chercher l'usure. Mais jour après jour, ceux qui sont dans la rue sont les plus forts", assure-t-il dans un entretien au Parisien/Aujourd'hui (page 2).

De leur côté, les sénateurs ont adopté hier soir le report de 65 à 67 ans de l'âge de départ pour une retraite sans décote, excepté pour les mères de trois enfants, les aidants familiaux et les personnes handicapées, précisent Les Echos.

Deux sondages (BVA pour M6 et CSA pour Le Parisien/Aujourd'hui) relèvent que 66% des Français sont favorables à un durcissement des actions contre le projet de réforme des retraites et que 69% soutiennent les syndicats.

A la SNCF, la direction a annoncé 900 embauches supplémentaires et des hausses de salaires, "espérant limiter ainsi le risque d'une grève reconductible", souligne Le Monde (page 11). D'ores et déjà, la mobilisation et la grève dans les ports et les raffineries font planer la menace d'une pénurie d'essence.
L'une des inconnues reste le niveau de participation des lycéens et des étudiants, qui inquiète le gouvernement. Le ministre du Travail, Eric Woerth, a accusé ceux qui appellent les jeunes à manifester d'être "totalement irresponsables".

"Retraites : 65 ans… de mobilisation", titre à la "une" La Tribune pour nous conter "la folle histoire des retraites" de 1945 à nos jours. En 1991, Michel Rocard, alors Premier ministre, préfaçait le Livre blanc sur les retraites. Aujourd'hui il critique la méthode de Nicolas Sarkozy et "les délais intenables" qu'il a fixés pour cette réforme. "Si le gouvernement avait négocié avec les partenaires sociaux, il aurait remarqué les inégalités créées par son projet de réforme, comme les carrières incomplètes des femmes. Mais il est allé trop vite", déplore Michel Rocard dans La Tribune (page 4).

Etats généraux de l'économie sociale
Depuis hier et jusqu'à décembre, les Etats généraux de l'économie sociale et solidaire (ESS) vont réunir 250 acteurs du secteur pour "convaincre les citoyens de l'utilité et de la crédibilité de l'ESS, tout en influençant les décideurs", explique, dans La Croix (page 12), Claude Alphandéry, initiateur du Labo de l'ESS, une plate-forme de mobilisation créée fin 2009, et président d'honneur du réseau France Active (financeurs solidaires). Selon le Labo de l'économie sociale et solidaire, 200.000 entreprises en France, représentant deux millions de salariés, ont déjà choisi de s'inscrire dans une démarche sociale et solidaire. Le secteur pèserait environ 12% de l'emploi et 10% du PIB. Sur le plan législatif, le député du Nord, Francis Vercamer (Nouveau Centre) a remis fin avril un rapport au gouvernement. Dans ce document, ce parlementaire retient cinq axes d'actions, parmi lesquels le développement de l'accès aux aides pour les acteurs de l'économie sociale et l'idée de créer un label spécifique pour permettre une meilleure visibilité. Dans cette perspective, le Conseil supérieur de l'économie sociale, créé en 2006, doit se réunir prochainement.
John Sutton