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Retraite : la réforme se dessine

C’est le 15 juin que les Français devraient en savoir plus sur leur future retraite. Le gouvernement devrait dévoiler ce jour-là les contours de son projet de loi et annoncer le dispositif de réforme qu’il souhaite mettre en place. Certains arbitrages sont en cours. D’après La Tribune (page 6), l’un d’eux concerne les fonctionnaires. "Alors que le gouvernement a officiellement renoncé à l’impossible alignement sur le privé de la base de calcul de la pension des fonctionnaires, […] techniquement impraticable, il juge nécessaire d’annoncer une mesure choc dite d’équité", explique le quotidien économique. Celle-ci consiste à augmenter la cotisation retraite des agents de l’Etat.

Aujourd’hui fixée à 7,85%, cette cotisation se rapprocherait de celle du privé, qui est de 10,65%. Selon Libération (page 17), cette mesure devrait rapporter 3 milliards d’euros. Pour Force ouvrière, cette disposition est comparable "à une baisse de salaire pour les fonctionnaires". Pour sa part, la CFDT évalue à 3 milliards d’euros la "baisse de pouvoir d’achat" des agents de l’Etat "qui sont déjà à la diète depuis plusieurs années". Quant à la CGT, elle estime que cette décision est "un sujet d’affrontement majeur".

Autre arbitrage en cours : la création d’une taxe provisoire sur "les revenus supérieurs à 11.000 euros nets par mois", signale Le Parisien/Aujourd’hui (page 9). Elle concernera moins de 1% de la population. Par ailleurs, "le gouvernement veut aussi raboter les allégements de cotisations patronales sur les bas salaires (23 milliards d’euros)". Cela permettrait d’économiser 2 milliards d’euros environ.

L’exécutif entend aussi favoriser l’emploi des seniors, ajoute le quotidien. Il espère particulièrement faciliter le temps partiel de cette catégorie de salariés, grâce notamment à des allégements de charges ciblés et à des mises en place de tutorats.

Enfin, rappelle Le Parisien/Aujourd’hui, le ministre du Travail a récemment expliqué qu’il voulait "individualiser la reconnaissance de la pénibilité". Ainsi, pour qu’un salarié bénéficie de "compensations en termes de départ anticipé", Eric Woerth souhaite que cette pénibilité soit "avérée", notamment "par des marques physiques".

Contraception : la pilule ne passe plus
De plus en plus de jeunes femmes souhaitent arrêter la pilule pour se tourner vers d’autres modes de contraception. Comme l’explique un médecin généraliste dans Libération (pages 24 et 25), "elles ont toutes quasiment le même profil : jeunes femmes actives de 25 à 35 ans, sous pilule depuis dix ans ou plus, la plupart en couple stable depuis plusieurs années".

Comment expliquer cette évolution ? "Certaines cherchent une méthode 100 % naturelle et demande le diaphragme que l’on met soi-même. C’est dans l’air du temps écolo", témoigne Catherine El Mghazli, animatrice au Planning familial, à Paris. La répétition du geste lasse aussi. "Cette prise quotidienne, symbole de la libération dans les années soixante, tend à être perçue comme une contrainte par une génération de femmes qui l’ont toujours connue", note l’inspection générale des Affaires sociales (Igas) dans un rapport publié en février dernier.

Enfin, la prédominance de la pilule par rapport à d’autres contraceptifs est remise en question. "On a l’impression de n’avoir jamais eu le choix, qu’il n’y a qu’une seule école de pensée", estime une jeune femme. "Le “tout pilule“ est un problème en France. Ce qui est important, c’est d’avoir le choix, être informée. Et dans le même temps que tous les moyens de contraception soient accessibles, c’est-à-dire gratuits ou remboursés car le prix influence la décision", ajoute Catherine El Mghazli.

Frédéric Lavignette et Jean Michel Molins