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Remaniement : les chantiers qui attendent Xavier Bertrand

Héritier du ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé, Xavier Bertrand "doit réduire le chômage, renforcer le dialogue social et renouer avec les médecins", énumère Le Figaro. D'après La Croix, le retour de l'ancien secrétaire général de l'UMP à la Santé montre surtout la volonté de l'Elysée de se réconcilier avec les médecins, très remontés contre Roselyne Bachelot". A dix-huit mois de l'élection présidentielle, constate le quotidien, "les désirs des médecins sont quasiment des ordres"…

Pour la dernière partie du quinquennat de Nicolas Sarkozy, certains ministères devraient avoir fort à faire. Celui qui revient à Xavier Bertrand depuis le remaniement du gouvernement est de ceux-là. Héritier d'un grand ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé, l'ancien secrétaire général de l'UMP "doit réduire le chômage, renforcer le dialogue social et renouer avec les médecins", énumère Le Figaro (page 3). Des dossiers qu'il connaît bien pour les avoir abordés lors de ses précédents postes ministériels. Il "ne sera pas dépaysé", estime La Croix (page 4).

Pour mener à bien cette "triple mission", poursuit le quotidien, Xavier Bertrand ne sera pas seul. Il sera notamment secondé par Marguerite Bérard, sa nouvelle directrice de cabinet, et par Nora Berra, médecin de formation et nouvelle secrétaire d'Etat à la Santé.

Côté social, "à peine arrivé rue de Grenelle", le nouveau ministre s'est emparé du dossier de l'emploi en affirmant sa volonté de "faire baisser le chômage de façon durable", rapportent Les Echos (page 4). Pour renouer le dialogue social, poursuit Le Figaro, "il promet de s'appuyer sur les syndicats et le patronat". A la CGT, explique un proche de Bernard Thibault dans Les Echos, "on ne se leurre pas. Xavier Bertrand, c'est beaucoup d'illusion mais peu de vrai dialogue". Comme le note le quotidien économique, "la reprise de contact sera plus aisée avec le patronat".

De la même manière, le retour de Xavier Bertrand à la Santé est très bien perçu par les médecins, ajoutent Les Echos. En effet, souligne La Tribune (pages 2 et 3), "le successeur de Roselyne Bachelot à la Santé n'est autre que son prédécesseur". La CSMF, premier syndicat de médecins libéraux, a qualifié de "bonne nouvelle" cette nomination tout en espérant que la capacité d'écoute du nouveau ministre "se traduira en actions concrètes rapidement", rapportent Les Echos.

D'après La Croix, "son retour à la Santé montre surtout la volonté de l'Elysée de se réconcilier avec les médecins, très remontés contre Roselyne Bachelot". A dix-huit mois de l'élection présidentielle, constate le quotidien, "les désirs des médecins sont quasiment des ordres"… Hier, sur RTL, Xavier Bertrand a effectivement déclaré : "Après la réforme importante de l'hôpital qu'il faut mener jusqu'au bout, nous avons une priorité, la médecine de ville, la médecine de proximité."

Cependant, note La Tribune, "Xavier Bertrand n'aura pas une tâche facile. Il devra notamment s'attaquer au déficit de l'assurance maladie et négocier une nouvelle convention médicale, tout en aplanissant les relations avec le monde médical".

Un dossier devrait cependant lui échapper : celui de la dépendance. C'est en effet à Roselyne Bachelot, nommée ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, que revient la charge d'alléger le coût de l'hébergement et du maintien à domicile des personnes dépendantes. "Le débat devrait être lancé prochainement pour une réforme en 2011", avance La Tribune.

500 décès causés par le Mediator®
Selon une étude de la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam), présentée hier à l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), le Mediator® a été la cause de 500 morts en France. D'abord médicament réservé aux diabétiques en surcharge pondérale ou présentant une hypertriglycéridémie, ce produit a été par la suite pris par des personnes désireuses de perdre du poids.

Depuis sa mise en vente en 1976 par les laboratoires Servier, 500 décès sont survenus "à la suite de valvulopathies, c'est-à-dire des atteintes cardiaques graves", explique Le Parisien/Aujourd'hui (pages 2 et 3). C'est pour cette raison, explique Le Figaro (page 17), que le produit a été retiré de la vente en 2009. Un retrait tardif, malgré les plaintes de plusieurs patients, sujets à des complications cardiaques.

Comme l'annonce Libération (page 11), l'Afssaps va prochainement lancer une série de mesures dont une campagne d'information afin de rechercher tous "les patients qui ont pu prendre ce qui ne devait être qu'un médicament de confort".

Cese : élection sur fond de politisation
C'est aujourd'hui que sera élu le président du Conseil économique, social et environnemental (Cese). Candidat à ce poste, le président de la Mutualité Française, Jean-Pierre Davant, dénonce la "politisation" de cette institution, en particulier avec la nomination de conseillers du président de la République et la candidature de Jean-Paul Delevoye, actuel médiateur de la République et ancien ministre, à sa présidence. Si ce dernier devait être élu, "il deviendrait alors le premier homme politique à occuper cette fonction, jusque-là tenue par un représentant de la société civile, véritable marque de fabrique de l'institution" (Les Echos page 6 et La Tribune page 4).
Frédéric Lavignette et Jean-Michel Molins