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Régionales : le temps des rassemblements

A cinq jours du second tour des élections régionales, l'heure est aux grandes manoeuvres dans les partis politiques. En effet, les négociations entre les listes se précisent afin de mettre en place des alliances. Plusieurs situations illustrent le second tour, note La Tribune (page 5). Il faut compter sur "douze triangulaires avec le FN, une trian­gulaire avec le Modem en Aquitaine, une autre avec les autonomistes corses, et des duels droite-gauche dans les huit autres régions".

Au PS, comme le constate ce quotidien, on se démène actuellement en faveur de rapprochements car "dans toutes les régions sauf l'Alsace, la gauche est en ballottage favorable". Avec ses 30% de voix récoltées au 1er tour, le PS élabore ainsi des fusions de listes avec Europe-Ecologie (12% des voix). Selon Le Figaro (pages 4 à 14), l'accord entre les Verts et le PS serait "quasi général", si ce n'est en région Bretagne.

Certains dossiers divisent cependant les deux camps, observe Libération (pages 2 à 9). En Ile-de-France, la tête de liste des Verts, Cécile Duflot, souhaite, par exemple, "supprimer les zones de tarification (1 à 6) des transports collectifs pour instaurer un passe Navigo à 65 euros". Autre exemple : en Pays de la Loire, le PS est favorable à la construction d'un nouvel aéroport pour Nantes, contrairement aux écologistes. Une situation qui se reproduit en Aquitaine par rapport à la construction de la ligne à grande vitesse entre Bordeaux et l'Espagne.

Pendant ce temps, "la droite cherche des responsables aux mauvais scores de dimanche", indique Le Parisien/Au­jourd'hui (pages 2 à 6). Il est, par exemple, reprocher au secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, de n'avoir "pas su insuffler du tonus à la campagne". Le ministre de l'Identité nationale, Eric Besson, est mis aussi à l'index, accusé d'avoir fait remonter le FN "avec son débat sur l'identité nationale".

Le chef de l'Etat n'échappe pas non plus aux critiques, ajoute le quotidien. "En cause ? Son style, pas assez présidentiel. Son ouverture à gauche, qui trouble le "peuple de droite". Sa promesse, "Tra­vailler plus pour gagner plus"... revu et corrigé par la crise.

Hier, tout en admettant "le revers électoral essuyé par la majorité présidentielle", le président de la République "a reconnu que les électeurs de la majorité ont fait l'école buissonnière", écrit Le Figaro (pages 4 à 14). A ses yeux, l'urgence est donc de "battre le rappel" de ces électeurs.

Des cancers cutanés en forte expansion
Bien que méconnues d'une grande partie de la population, les tumeurs cutanées comme les cancers baso ou spino-cellulaires touchent de plus en plus de personnes dans les pays occidentaux. Sous des aspects et des couleurs multiformes, "le cancer baso-cellulaire apparaît le plus souvent au niveau du visage ou sur les zones découvertes du corps, dans le dos également, et sa fréquence augmente nettement avec l'âge", explique le Dr Claudine Blanchet-Bardon dans Le Figaro (page 19).

Même si ce cancer n'induit pas de métastases, poursuit cette vice-présidente du Syndicat national des dermatologues-vénérologues, "il peut croître en largeur et en profondeur et provoquer des dégâts irréparables". Quant au cancer dit spino-cellulaire, quoique moins fréquent, "son pronostic est un peu moins bon, car il est capable d'entraîner des métastases".

Selon un article publié dans la revue américaine Archives of Dermatology, le taux de prise en charge globale pour ces cancers de la peau a grimpé de 77% entre 1992 et 2006 aux Etats-Unis. D'après les bases de données de Medicare, l'accroissement annuel du nombre de cas est de 4,2%. Pour freiner ce développement, "les programmes éducatifs mettant l'accent sur la protection solaire" mériteraient d'être renforcés, conseillent les auteurs de l'article.
Frédéric Lavignette