Régimes amaigrissants : attention danger

Selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses), qui vient de rendre public un avis sur la question, la recherche de la perte de poids "sans indication médicale formelle" comporte des risques "cliniques, biologiques, comportementaux ou psychologiques". Déjà, en novembre 2010, rappelle Le Monde (page 25), l'Anses avait publié un rapport sur les pratiques alimentaires d'amaigrissement, mais sans donner alors son avis sur la question.

Cette fois l'agence sanitaire va plus loin, et met en évidence les travers de certains régimes amaigrissants. Après en avoir examiné 15 types différents, il apparaît que l'apport de protéines est supérieur à l'apport nutritionnel conseillé dans 80% de ces régimes, note Le Figaro (page 11).

Le besoin moyen en calcium n'est pas couvert pour 23% d'entre eux et pour plus de 50% de ces régimes, les apports en sodium sont supérieurs aux limites recommandées par l'OMS. Enfin, trois régimes sur quatre conduisent à des apports en fibres insuffisants.

Croissance : satisfaction provisoire
Le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 1% entre janvier et mars, a indiqué l'Insee vendredi. Si la nouvelle soulage le gouvernement, les commentaires sont pour leur part plus réservés. Après des chiffres décevants fin 2010, cette progression a de quoi surprendre. L'institut avait lui-même envisagé une croissance plus timide de + 0,6%. "Il faut remonter au deuxième trimestre 2006 pour trouver la trace d'une telle accélération de croissance sur trois mois", remarque La Croix (page 10).

Parmi les raisons de ce rebond : la progression de la consommation des mé­nages : fin 2010, elle s'établissait à +0,4% et un trimestre plus tard, elle atteint +0,6%. Les dépenses ont notamment été soutenues par les derniers effets de la prime à la casse, supprimée en mars, note le quotidien, ainsi que par le passage à la télévision numérique qui a stimulé les achats de décodeurs et de téléviseurs.

Les investissements des entreprises, qui ont augmenté de +1,1%, "ont aussi apporté leur pierre à l'édifice", souligne La Tribune (pages 6 et 7). A cela s'ajoute la variation des stocks "qui a contribué à hauteur de 0,7 point à la croissance", complète le quotidien. Les investissements des administrations publiques suspendus pendant l'hiver ont aussi été relancés au premier trimestre, en particulier dans les travaux publics.

En raison de ces performances sur les trois premiers mois, indiquent Les Echos (page 8), le nombre d'emplois salariés a augmenté de 0,4%. Le secteur tertiaire est celui qui en a généré le plus (+0,5%) suivi de la construction (+0,1%).

Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, s'est évidemment félicité de ces augmentations. Néanmoins, prévient le quotidien économique "il faut les prendre avec prudence. L'embellie du marché du travail apparaît en phase avec celle de la croissance au premier trimestre. Mais d'ordinaire, l'emploi réagit avec un retard de trois mois sur l'évolution du PIB". Or, celle-ci avait été modeste fin 2010. Il faut donc attendre pour confirmer ou non la tendance annoncée vendredi par l'Insee.

D'ores et déjà, selon l'institut, le deuxième trimestre s'annonce décevant car la croissance se limiterait à +0,3%. La consommation semble montrer des "signes d'essoufflement si l'on consi­dère l'investissement des ménages (-0,3%, après +0,8% le trimestre précédent)". D'autant que l'inflation, qui progresse de +2,1% sur un an, devrait continuer à peser sur le budget des ménages.
Frédéric Lavignette