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Réformes : Nicolas Sarkozy souhaite une pause en 2011

"Nous verrons s'il conviendra d'envisager une nouvelle étape politique après la réforme des retraites, si importante pour la France et pour les Français", déclare le président de la République dans un long entretien au Figaro magazine (pages 32 à 42), publié deux jours avant le premier tour des élections régionales. "Nous ferons un audit de toutes les réformes pour les améliorer, annonce le chef de l'Etat. Ensuite, au second semestre 2011, le gouvernement marquera une pause, pour que le Parlement puisse, s'il le souhaite, délégiférer" (page 42).

"A la fin 2011, Nicolas Sarkozy va se calmer", ironise Libération dans son accroche de "une". "Pour la première fois", le chef de l'Etat "prononce le mot de pause, ce qui, au moins symboliquement, n'est pas anodin", analyse le quotidien. "Une façon de calmer sa majorité à deux jours des régionales", selon ce quotidien (page 7).

"Présidentielle 2012 : c'est parti !", titre la "une" de La Tribune, pour qui "le chef de l'Etat prépare déjà les ajustements politiques et économiques qui suivront les régionales". De leur côté, Les Echos présentent "Sarkozy face à l'obstacle des élections de mi-mandat". "Au risque de donner le sentiment d'anticiper une défaite, Nicolas Sarkozy tente d'”enjamber” le scrutin", en détaillant son calendrier pour les prochains mois, promettant d'être offensif sur les retraites, la dépendance et le financement de la protection sociale, commente le quotidien économique.

A propos de la réforme des retraites, le président réaffirme qu'"un texte de loi sera déposé en septembre". "Je n'accepterai pas qu'on remette en cause le régime par répartition, ni le niveau de vie des retraités, assure-t-il. Pour le reste, nous mettrons tout sur la table, notamment la durée de cotisation, l'âge de départ à la retraite, la pénibilité."

Après la réforme des retraites, à l'automne, Nicolas Sarkozy promet d'engager la concertation sur la dépendance (Figaro magazine, page 42). "Le 5e risque sera créé, selon des modalités à définir en accord avec les partenaires sociaux et les assurances, au 1er trimestre 2011", af­firme-t-il.

Déficit de la "Sécu" : baisse record de la masse salariale
"C'est du jamais vu depuis 1949", soulignent Les Echos (page 2). La masse salariale du secteur privé, principale source de recettes pour la Sécurité sociale, affiche une baisse de 1,3% en 2009. La baisse d'un point de pourcentage de la masse salariale équivaut à 2 milliards d'euros de recettes perdues pour la "Sécu". Ce recul est la conséquence directe de la disparition d'emplois salariés, mais aussi de la hausse du chômage partiel et de la diminution des heures supplémentaires du fait de la crise. La baisse de la masse salariale est la principale cause de l'aggravation sans précédent du déficit du régime général de la Sécurité sociale.

"Ce recul est cependant moins important que prévu", notent Les Echos. En effet, les prévisions de l'Acoss (la "banque" de la Sécurité sociale), établies en octobre dernier, étaient plus pessimistes et s'appuyaient sur une baisse de 2% en 2009. La prévision du déficit de la "Sécu", réalisée à ce moment-là, tablait sur un trou de 30,6 milliards d'euros l'an prochain, avec une masse salariale en recul de 0,4%. Finalement, indiquent Les Echos, l'évolution devrait être légèrement positive en 2010, à 0,3%, selon le gouvernement.
John Sutton