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Réformer la loi sur la fin de vie

Telle qu'elle existe actuellement, la prise en charge de la fin de vie ne satisfait pas les Français. Un sondage publié jeudi par Le Pèlerin montrait que 86% d'entre eux se disaient favorables à une loi légalisant la pratique de l'euthanasie. De son côté, le président de la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs (Sfap) n'est pas sur cette ligne.

Hier, Vincent Morel a rendu publiques les propositions de son association sur ce sujet, indique La Croix (page 10). Dans un entretien au Monde (page 12), il reconnaît que "ce qui est important quand on est face à une demande d'euthanasie, c'est de montrer qu'on ne la nie pas, qu'on accepte d'en parler". Cependant, il estime que "la mort ne relève pas de la médecine".

Pour la Sfap, il faut améliorer les "directives anticipées". Comme l'explique Le Figaro (page 11), il s'agit d'un document qui "permet à toute personne de consigner ses volontés quant aux traitements et aux soins ainsi qu'à l'accompagnement qu'elle voudra ou ne voudra pas recevoir si elle devient inconsciente ou si elle se trouve dans un état tel qu'elle n'est plus capable d'exprimer sa volonté".

Ce dispositif existe déjà grâce à la loi Leonetti. Or, il est mal connu, les volontés sont mal enregistrées et il est nullement contraignant pour les médecins. Le député des Alpes-Maritimes à l'origine de la loi de 2005 plaide lui aussi pour une meilleure prise en compte des directives anticipées.

Dans une interview au Figaro, Jean Leonetti trace des voies d'amélioration. Ainsi, il estime que la validité de ces directives, actuellement limitée à 3 ans, puisse être prolongée. Quand au médecin qui voudrait s'en affranchir, il ne "pourrait le faire sans mettre en place une procédure de collégialité". Enfin, celles-ci pourraient également "figurer sur une base de données, être remises au médecin traitant ou à la personne de confiance".

Par ailleurs, qui doit pratiquer l'acte de fin de vie ? Pour Vincent Morel, "on pourrait s'orienter vers des dispositifs, comme celui de la Suisse ou de l'Etat américain de l'Oregon où le médecin fait l'expertise, prescrit le produit mais ce n'est pas lui qui fait l'acte".

Ce sujet sera peut-être abordé par la mission de réflexion sur les droits des malades en fin de vie présidée par le Pr Didier Sicard, note Le Figaro. Ses conclusions sont attendues pour le 22 décembre.

Recul attendu du pouvoir d'achat
La croissance est "à l'arrêt". Selon les prévisions de l'Insee, l'économie française devrait terminer l'année aussi "aussi atone qu'elle l'a commencé". En effet, rapporte le quotidien Le Figaro (page 20), le 3e et 4e trimestre 2012 ont été marqués par une stagnation du PIB après trois trimestres à 0%. "De ce fait, poursuivent Les Echos (page 3), la croissance moyenne pour 2012 serait limitée à 0,2% contre 0,4% prévu en juin et 0,3% attendu par le gouvernement".

De son côté, poursuit Le Figaro, le pouvoir d'achat devrait reculer sur l'année en raison des hausses d'impôts qui pèseront sur les ménages. "Le recul de leur consommation sera donc de 0,1% en moyenne cette année. » Si "les Français lèvent le pied sur la consommation", expliquent Les Echos (page 3), c'est que "leur pouvoir d'achat est en berne", en baisse de 0,5% pour l'année, chiffre inédit depuis 1984.
Frédéric Lavignette