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Réforme des retraites : syndicats et gouvernement dos à dos

Alors, combien ? Evaluer le nombre de manifestants qui ont défilé hier dans les rues contre la réforme des retraites n'est pas chose simple ! Comme d'habitude, organisateurs et gouvernement s'opposent sur l'ampleur de la mobilisation. Ainsi, la CGT "estime que les manifestations ont rassemblé 3 millions de personnes", rapporte lefigaro.fr. Mais, selon le ministère de l'Intérieur, on en enregistre trois fois moins, avec "seulement" 997.000 participants.

"La réalité, comme à chaque fois, devrait se situer entre les deux", tranche liberation.fr. La participation à cette deuxième démonstration de force depuis la rentrée semble finalement équivalente à celle du mardi 7 septembre. Dans un tel contexte, c'est la satisfaction générale, tant du côté syndical que du côté de l'exécutif, et "chacun crie victoire", note leparisien.fr.

Aux yeux du gouvernement, explique lefigaro.fr, la baisse du nombre de manifestants et de grévistes depuis le 7 septembre signifie "que soit les Français considèrent que tout cela est derrière eux, soit ils adhèrent davantage" au projet de réforme des retraites... "soit les deux" !

De toute façon, quel que soit le degré de contestation, "la réforme des retraites se fera". C'est en tout cas, ce qu'a signifié le ministre du Travail au journal de France 2 d'hier soir : "On entend et on respecte les syndicalistes mais la responsabilité du gouvernement est de faire la réforme en y mettant le plus de justice et d'efficacité possible", a déclaré Eric Woerth. Et d'ajouter : "Si on ne réforme pas, on ne paiera plus les retraites des Français, on mettra en péril le système."

Droit dans ses bottes, le gouvernement n'apparaît donc pas disposé à retirer son projet, ni à supprimer les deux mesures du texte qui provoquent la grogne des salariés. Le report de 60 à 62 ans de l'âge légal est au cœur même de la réforme, au même titre que le recul de 65 à 67 ans de l'âge du départ à taux plein. D'après liberation.fr, le gouvernement se refuse de renoncer à ces mesures, car elles représentent "à elles seules les deux tiers des nouvelles ressources censées combler le déficit des régimes de retraites".

Cependant, ajoute le quotidien en ligne, l'exécutif accepte de faire de "nouvelle concessions". Après quelques faveurs accordées aux salariés polypensionnés ou à ceux confrontés à des emplois pénibles pendant leur carrière, "il pourrait lâcher sur d'autres amendements lors de l'examen du projet de loi par le Sénat" qui débute le 5 octobre.

Il pourrait, par exemple, se pencher sur la situation des travailleurs handicapés ou revenir une nouvelle fois sur la pénibilité, notamment "en acceptant des départs anticipés au niveau des branches, mais aussi sur le recul de l'âge de départ sans décote de 65 à 67 ans, qui pourrait être neutralisé ou aménagé pour certains publics (femmes avec enfants, chômeurs âgés)".

De leur côté, les syndicats tiennent à poursuivre leur action. Ce matin, indique le site lesechos.fr, l'intersyndicale doit se réunir au siège de la CGT pour élaborer une suite au mouvement. Une autre journée d'actions semble d'ores et déjà programmée "les jeudis 7 ou 14 octobre, afin d'arracher tout ce qui peut l'être au Sénat".

Grippe : trois vaccins pour le prix d'un !
Depuis hier, le nouveau vaccin contre la grippe saisonnière est disponible. Dans ce nouveau millésime, une nouveauté est à noter, rapporte lefigaro.fr : il inclut trois souches, dont celle virus A (H1N1), "à l'origine de la campagne de vaccination controversée". Interrogé par le quotidien, le Pr Jean Beytout, chef de service des maladies infectieuses à l'hôpital universitaire de Clermont-Ferrand, s'attend cette année à "une forme standard" de virus. Mais attention, prévient-il, "les virus saisonniers ne sont pas négligeables pour autant". Pour ce qui est du virus H1N1, note leparisien.fr, il reste "toujours en circulation" même si la pandémie a été officiellement déclarée terminée début août.

Dépendance : le Gema favorable à l'inclusion
Face à la dépendance, "nous privilégions la piste d'une inclusion de la garantie dépendance dans les contrats complémentaires santé". C'est en ces termes que Gérard Andreck, président de la Macif, a fait valoir hier la position du Groupement des entreprises mutuelles d'assurance (Gema) au sujet du cinquième risque.

Comme l'expliquent lesechos.fr, "l'idée est de profiter de la très grande diffusion de la complémentaire – 93% des Français sont équipés – pour rendre la garantie dépendance la plus universelle possible, sans pour autant en faire une assurance obliga­toire". De la sorte, un "jumelage santé-dépendance" permettrait de tendre vers "l'universalité", explique le quotidien économique. Grâce aux 10 ou 20 euros supplémentaires déboursés par les adhérents, une rente mensuelle de 500 euros en cas de dépendance leur serait versée en cas de dépendance.
Frédéric Lavignette