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Réforme des retraites : le gouvernement veut prendre son temps

Pas de précipitation pour la prochaine réforme des retraites. C'est en quelque sorte la position du gouvernement si l'on en croit les déclarations récentes de plusieurs ministres.

Hier, sur les ondes de RTL, le ministre du Travail, Michel Sapin, a déclaré que l'exécutif "entendait prendre son temps" sur le dossier. Lors de la présentation de se vœux à la presse, la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, a pour sa part indiqué attendre que "le comité des sages, qui n'a pas encore été installé, présente des perspectives d'évolution des régimes avant l'ouverture d'une concertation", rapportent Les Echos (page 5).

Ce comité d'experts, poursuit le quotidien économique, sera composé de 5 à 7 membres "qui n'auront pas à rechercher à tout prix des compromis comme c'est le cas au sein du Conseil d'orientation des retraites". On attend plutôt d'eux qu'ils fassent des propositions de réformes, telle une "boîte à idées" gouvernementale. L'ancienne présidente du Cor, Yannick Moreau, pourrait d'ailleurs en faire partie.

"Comme l'a souligné hier Marisol Touraine, les travaux du Conseil montrent que ”nous sommes confrontés à un défi financier de relativement court terme”", rappellent Les Echos. L'adoption de mesures dans le cadre du budget 2014 de la Sécurité sociale n'est donc pas exclue.

Parmi elles, pourrait figurer "une désindexation partielle des pensions". Cependant le gouvernement ne dévoilera rien "tant que les partenaires sociaux n'auront pas bouclé leur négociation sur les retraites complémentaires du privé", prévient le quotidien. Du reste, l'ampleur de la réforme à mener est encore en discussion au sein des syndicats, la CFDT étant à la rigueur le seul "à plaider pour une remise à plat ambitieuse".

Hôpitaux : inflation des frais annexes
Afin de faire rentrer de l'argent frais dans leurs caisses, les hôpitaux publics ont trouvé la parade, indique L'Expansion n° 781 daté de février : ils se retournent vers les patients ou leurs complémentaires,

Grâce à la facturation des chambres individuelles ou à celle de leurs places de parking, les hôpitaux parviennent ainsi à passer d'un budget déficitaire à des comptes positifs, écrit le mensuel. En 2011, ces "ressources annexes" représentaient pas moins de 22,4% de leur budget. En quatre ans, rappelle L'Expansion, les dépenses d'hospitalisation des complémentaires santé ont augmenté de 40%, ce qui en fait leur deuxième poste de remboursement derrières les médicaments. Or, d'un établissement à l'autre, le prix d'une journée d'hôpital peut aller du simple au sextuple, et ce, indépendamment de la qualité des soins, révèle l'Expansion qui publie ce mois-ci son "palmarès".

Résistance sur ordonnance
C'est un geste de rébellion, une forme de désobéissance civile, dont le nombre d'adeptes semble se multiplier chez les médecins. Dans un reportage, L'Express (pages 84 et 85) indique qu'un terme est même récemment apparu pour désigner leur pratique : "Déprescrire".

La démarche consiste à "refuser de prescrire à leurs patients des médicaments qu'ils jugent dangereux, quand bien même le traitement a été conseillé par un éminent spécialiste". "Dans la lignée d'Irène Frachon, l'intraitable médecin qui révéla le scandale du Mediator®", ces médecins refusent désormais de se plier au bon vouloir de l'opinion dominante, ajoute l'hebdomadaire.

Parce qu'ils ont du flair, certains ont ainsi refusé de renouveler à leur pa­tiente la pilule de 3e ou 4e génération que leur gynécologue leur avait pourtant prescrite. "L'époque de la soumission au savoir supposé supérieur des spécialistes est ainsi révolue, assure le Dr Claude Leicher, président du syndicat de généralistes MG France. Régulièrement, nous récusons leurs avis, malgré un risque non négligeable d'être mis en cause sur le plan judiciaire."

Frédéric Lavignette