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Réforme des retraites : Eric Woerth rejette la proposition de la CFDT

Le ministre du Travail a justifié hier le décalage à 67 ans de l'âge de départ à la re­traite à taux plein et a repoussé de ce fait la proposition de François Chérèque de le maintenir à 65 ans, souligne La Tribune (page 5). Eric Woerth a estimé que la réforme proposée par le gouvernement était "équilibrée en matière d'âge". Le ministre s'attend à ce que la mobilisation soit massive lors de la journée de manifestation et de grève du 7 septembre, mais il estime que "ce n'est pas ça qui peut faire changer la réforme des retraites". "Si on change fondamentalement", le texte du projet, "au fond, il n'y a plus de réforme", a-t-il indiqué.

Par ailleurs, le secrétaire général de la CFDT, affirme que les démêlés du ministre du Travail dans l'affaire Bettencourt constituent "un vrai problème", car "cette situation fait qu'on n'aborde plus du tout le fond du dossier", dans une interview croisée avec son homologue de la CGT, Bernard Thibault, publiée dans Les Echos (page 2).

Selon la plupart des éditorialistes de la presse nationale, la position du ministre du Travail semble désormais "intenable". "De vérité partielle en demi-mensonge, de démenti embrouillé en dénégation floue, de soutiens incertains en esquisse de lâchage, le calvaire d'Eric Woerth continue", écrit Laurent Joffrin dans l'éditorial de Libération (page 3). Et de prédire : "La tentation, de plus en plus, se fera jour de sacrifier le fantassin blessé pour sauver la troupe."

Nouvelle taxe : mauvaise idée
Jean-Martin Cohen Solal, a été interviewé ce matin sur RMC, par Jean-Jacques Bourdin, au sujet de la nouvelle taxe sur les contrats "solidaires et responsables". "Nous sommes contre ce nouvel impôt, et nous nous adresserons aux parlementaires pour leur démontrer que cette taxe n'est pas une bonne idée", a déclaré le directeur général de la Mutualité Fran­çaise. "Il y a deux ans, les mutuelles avaient déjà été mises à contribution par une taxe pour le financement de la CMU, l'an dernier, c'était pour la grippe A…", a-t-il rappelé. Jean-Martin Cohen Solal estime qu'"on charge trop les mutuelles, qui sont des organismes à but non lucratif, et cela pèse au final sur les adhérents. On n'a jamais vu de taxe qui ne finisse par être supportée par les consommateurs". Interrogé sur le montant de l'augmentation des cotisations, il déclare : "Nous espérons que le PLFSS 2011 n'apportera pas de mauvaises nouvelles supplémentaires. Nous attendrons la facture fiscale finale pour déterminer le montant exact" de cette hausse. "La santé coûte de plus en plus cher, souligne le directeur général de la Mutualité. C'est pourquoi, il nous faut mieux organiser le système, c'est un vrai débat politique."

Améliorer l'organisation du système de santé, c'est précisément le thème de l'interview de Jean-Martin Cohen Solal publiée dans la revue Courtage News de septembre (page 16). Il suggère notamment la création de maisons médicales, le développement de la chirurgie ambulatoire, la révision des tarifs de la médecine de ville, la réorganisation du secteur de la biologie, et enfin, la création d'un référentiel de prescriptions, permettant au régime obligatoire, aux complémentaires et aux patients de vérifier la justification des prescriptions. Par ailleurs, le directeur général s'insurge contre les transferts de charges du régime obligatoire vers les mutuelles, "qui ne résoudront pas les problèmes", car "au final, ce sont les citoyens qui paient".

D'autre part, Jean-Martin Cohen Solal est interrogé dans L'Argus de l'assurance à propos de la demande de la Mutualité Française de pouvoir rembourser ou non un médicament en fonction de son utilité médicale. "Il y a un vrai sujet de compréhension du système de santé, qui est de plus en plus complexe, et c'est pourquoi nous informons nos adhérents, sur le médicament notamment, avec Priorité santé mutualiste", explique-t-il.
John Sutton