croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

Réforme des retraites : 231 manifestations attendues

Même s'ils savent déjà que le gouvernement ne pliera pas face à la contestation, les syndicats maintiennent leur mobilisation avec cette nouvelle journée de grève. Quelque 231 manifestations sont attendues aujourd'hui dans le pays. Le mot d'ordre est bien en­tendu dirigé contre la réforme des retraites en passe d'être discutée au Sénat dès le 5 octobre.

Cette nouvelle démonstration de force ne devrait pas changer la donne, note Libération (pages 2 à 4). Selon ce quotidien, en effet, l'exécutif "ne bougera pas (ou alors à la marge) puisqu'il a fait du report de l'âge légal à 62 ans et de la retraite sans décote à 67 ans une question de principe". Quand bien même, "le front syndical ne lâche rien", poursuit L'Humanité (pages 2 à 4) et son objectif est d'obliger le gouvernement de revenir sur le texte.

Face à la pression, observent Les Echos (page 4), la stratégie du chef de l'Etat consiste à "jouer la montre". Même si le nombre de défilés est en augmentation par rapport à la précédente journée d'action, l'exécutif ne s'en inquiète pas. "Le gouvernement sait qu'il a encore un mois à tenir avant le vote définitif du texte et entend garder des marges de manoeuvres pour les jours précédant le débat sénatorial", écrit le quotidien.

D'ici là, il continue de s'investir sur d'autres dossiers tels que le terrorisme ou la sécurité, signifiant "que son horizon ne s'arrête pas aux manifestations".

Si "la confiance est de mise à l'Elysée", comme l'indique en titre Le Figaro (page 3), elle l'est aussi du côté de la CGT, où "on parie même sur un mouvement supérieur à celui du 7 septembre". A l'inverse de l'exécutif, analysent Les Echos, tout l'enjeu des syndicats est de "ne pas se laisser enfermer dans le piège du calendrier".

S'ils frappent encore une fois un grand coup aujourd'hui, les partenaires sociaux auront surtout entretenu l'idée qu'ils iront, selon l'expression du secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, "vers des tensions de plus en plus importantes si le gouvernement reste inflexible". A ce titre, annonce Le Figaro, les dates des samedis 2 ou 9 octobre, puis des jeudis 7 ou 14 sont déjà avancées par les syndicats "pour appeler les Français à se mobiliser contre la ré­forme une sixième et septième fois depuis le début de l'année".

Le palmarès des hôpitaux
Comme chaque année depuis 14 ans, Le Point établit un palmarès des établissements hospitaliers. Pour cette nouvelle édition, l'hebdomadaire (pages 136 à 174) a passé au crible 850 hôpitaux et cliniques dans 58 disciplines. Il a pris en compte un certain nombre de critères parmi lesquels la technicité utilisée, l'activité, la lutte contre les infections nosocomiales, la durée des séjours…

Si au classement général, c'est le centre hospitalier universitaire (CHU) de Toulouse qui décroche la palme, les structures mutualistes figurent en bonne place dans ce palmarès. Ainsi, l'Institut mutua­liste Montsouris (IMM), à Paris, arrive en tête pour l'adénome de la prostate (la clinique Jules-Verne, à Nantes, occupe la 5e position), pour le cancer de la prostate et pour le cancer du poumon. L'IMM figure à la 4e place pour le cancer du rein et la clinique Jules-Verne à la 3e pour l'incontinence urinaire. Cette dernière structure se place également en tête en matière d'hernies de l'abdomen. Pour la chirurgie du pied, la clinique La Sagesse (Rennes) fi­gure dans le trio gagnant. Pour sa part, la clinique mutualiste chirurgicale de Saint Etienne décroche la seconde place pour la traumatologie du genou. Même score pour la clinique mutualiste de la Porte-de-l'Orient (Lorient) pour les varices. Quant à la clinique de Pessac, elle figure au 4e rang pour le glaucome.

En Ile-de-France, les bons résultats de l'Institut mutualiste Montsouris sont confirmés par le classement qu'établit cette fois L'Express (pages 84 à 110). L'hebdomadaire publie en effet "le premier palmarès des établissements qui traitent le cancer". Même s'il fait "la part belle aux CHU", le magazine note que "quelques cliniques, à l'instar de l'Institut mutualiste Montsouris, à Paris, se posent en alternative de qualité." Classé en 2e position pour le traitement des cancers de la prostate, l'IMM est également dans les dix premiers pour ceux touchant l'estomac, le sein, le côlon et le rectum, les bronches et les poumons, ou encore l'oesophage.

Frédéric Lavignette
et Jean-Michel Molins