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Réforme des lycées : marche arrière de Xavier Darcos

Contre toute attente, le ministre de l'Education nationale a suspendu hier son projet de réforme de la classe de seconde. Jusqu'ici réputé pour sa détermination et son inflexibilité, Xavier Darcos a donc cédé devant la pression des lycéens. Conséquence : cette réforme n'entrera pas en vigueur à la rentrée 2009, mais "sera repoussée à la rentrée 2010", indique L'Humanité (pages 2 et 3).

Cette modification de la seconde "devait inaugurer une réforme des classes de première et de terminale", en s'inspirant du modèle finlandais, explique à son tour Le Figaro (page 9). L'année scolaire devait ainsi être découpée en deux semestres, le mois de février marquant une coupure permettant à l'élève de changer d'option au besoin. L'idée était aussi de diminuer le volume horaire des cours en le ramenant à 31h30 hebdomadaires. Cette durée varie aujourd'hui entre 31 heures et 35 heures, précise Le Figaro. Autour d'un tronc commun de 21 heures de matières obligatoires devaient s'articuler deux matières optionnelles et des heures consacrées au soutien ou à l'approfondissement scolaire.

Interrogé dans Le Parisien/Aujourd'hui (pages 2 et 3), le ministre de l'Education nationale indique qu'il se ressaisira du dossier "en examinant le statut lycéen, l'équilibre des matières, la condition des enseignants et la revalorisation de leur métier". Quant à la décision de report, il explique qu'elle a été prise "de concert avec le président de la République et le Premier ministre".

Avec cette expérience, souligne Libération en "une", "Sarkozy apprend la marche arrière", car "pour la première fois, le gouvernement retire l'un de ses projets". Sur d'autres dossiers, l'exécutif est "parfois obligé de trouver des compromis", ajoute le quotidien (pages 2 à 5). Et de citer le Plan banlieue finalement "enlisé", la loi sur le logement "reportée" ou bien encore la loi sur le travail dominical "édulcorée".

Comme le souhaitait Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle, cette dernière loi visait à donner à tous ceux qui le souhaitent la liberté de travailler le dimanche. Mais, comme le notent Les Echos (page 2), "le texte a été singulièrement vidé de son contenu". "Ces derniers temps, l'exécutif a commencé à mettre prudemment le frein sur plusieurs projets", relève le quotidien économique. Mais "il en reste deux politiquement sensibles pour 2009 : la formation professionnelle et l'organisation des collectivités locales".

Hypertension : une pathologie silencieuse et répandue
A l'occasion de la journée de l'hypertension, qui se tient aujourd'hui, le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) publie deux études qui révèlent qu'"entre 20% et 50% des personnes hypertendues ne sont pas au courant de leur hypertension artérielle (HTA)". En outre, poursuit Le Figaro (page 11), "un grand nombre de malades traités ne le sont pas correctement". L'hypertension ne doit pas être considérée avec légèreté souligne le président du Comité français de lutte contre l'hypertension artérielle, dans Le Parisien/Aujourd'hui (page 9). Comme l'explique Jean-Jacques Mourad, "si elle n'est pas prise en charge à temps, elle peut être néfaste pour le cerveau". Les spécialistes estiment que cette pathologie frappe spécifiquement un quadragénaire sur trois (soit 15 millions de personnes), et qu'elle peut être évitée grâce à une alimentation saine et une pratique sportive régulière.

Frédéric Lavignette