croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

Réduction des dépenses sociales : dossiers sensibles !

Depuis que le président de la Ré­publique a annoncé une réduction de 60 milliards d'euros des dé­penses publiques d'ici à la fin de son quinquennat, le gouvernement cherche à réaliser des économies dans les prestations sociales, souligne Le Monde (page 9).

Première visée : l'assurance maladie, suivie de près par les allocations familiales, les pensions de retraite et les allocations chômage. "Nous ne voterons pas de mesures de diminution des prestations, s'il n'y a pas de l'autre côté aussi des hausses de recettes via une réforme fiscale", prévient Christian Paul, député socialiste et rapporteur du PLFSS pour 2013.

Pour sa part, rappelle le quotidien, l'assurance maladie devra réaliser 10 milliards d'euros d'économies en quatre ans. Pour y parvenir, le gouvernement veut limiter l'Objectif national des dépenses d'assu­rance maladie (Ondam) à 2,5% par an, à partir de 2014. Ce qui ne semble pas impossible, compte tenu d'une limitation des dépenses de santé constatée depuis deux ans.

"Nous sommes dans une situation structurelle jamais vue depuis la création de la Sécu : la conjonction d'un tassement du nombre de médecins et, du fait que, depuis quelque temps, il n'y a plus d'innovations thérapeutiques majeures", explique, dans Le Monde, Didier Tabuteau, responsable de la chaire Santé à Sciences Po.

Du côté du gouvernement, on promet qu'il n'y aura pas "de coupes claires au rabot" dans les prestations, mais une simple amélioration de leur "ciblage", sans préciser la méthode. "Nous avons eu un premier budget de la Sécu de transition. On attendait quelque chose de plus structurant", souligne Michel Régereau, président de l'assurance maladie. En février, le gouvernement devrait dévoiler sa "stratégie nationale de santé" destinée à améliorer l'organisation des soins.

Du côté des retraites, malgré la réforme de 2010, le déficit devrait atteindre 21,3 milliards d'euros en 2017, selon le Comité d'orientation des retraites (Cor). Un comité des sages va être formé "pour avancer des idées pour rétablir l'équilibre à court terme et à moyen terme du système". Cette première étape sera suivie d'une concertation avec les partenaires sociaux.

Par ailleurs, le Premier ministre a confié à Bertrand Fragonard, président délégué du Haut Conseil de la famille, la mission d'élaborer des scénarios d'équilibre des comptes de la branche famille. La mission s'annonce difficile. "On sait qu'on va devoir travailler dans un souci d'économies, mais on ne souhaiterait pas que la politique familiale devienne une variable d'ajustement de l'équilibre budgétaire", déclare Jean-Louis Deroussen, président de la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf), dans La Croix (page 11).

Sida : nouvel essai d'un vaccin
"Ce n'est pas la fin du sida, même pas le commencement de la fin, mais peut-être la fin du commencement", a dé­claré hier le Dr Erwann Loret, en annonçant le début des essais sur 48 patients séropositifs d'un vaccin curatif contre le VIH, à Marseille, rapporte Le Parisien/Aujourd'hui (page 8). "Dans le cas d'une maladie comme le sida, qui a un temps de développement long, un vaccin thérapeutique présente un intérêt majeur pour les patients", explique le Dr Loret, dans Le Figaro (page 11). Il insiste sur le caractère novateur de ce futur vaccin, qui permettrait "la sécrétion d'anticorps en petit nombre, mais de manière très ciblée". Pour ce médecin, "c'est la frappe chirurgicale appliquée à la vaccination !".

Les premiers résultats sont attendus d'ici à cinq mois et il faudra patienter encore plusieurs années pour savoir si ce vaccin constitue vraiment une avancée. Pour la fédération Paca de l'association Aides, "il est trop tôt pour s'emballer". Le Pr Jean-François Delfraissy, directeur de l'Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS), prône également la prudence. "De 25 à 26 essais de vaccin sont actuellement menés à travers le monde", rappelle-t-il dans Le Parisien (page 8). Pour lui, le vaccin développé par l'équipe marseillaise ne va "pas remplacer la trithérapie", mais seulement permettre de "s'en passer pendant quelques mois".
John Sutton