croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

Rapport Gallois : l’heure des choix

Le Premier ministre dévoilera ce matin les mesures qu'il compte mettre en oeuvre pour relancer la compétitivité, au lendemain de la remise du rapport Gallois. Pour réduire le coût du travail, ce document préconise une baisse de 20 milliards d'euros des prélèvements pour les entreprises, notent Les Echos (pages 1 à 4). Jean-Marc Ayrault expliquera les choix du gouvernement ce soir au 20 heures de TF1.

Le diagnostic du commissaire à l'In­vestissement, Louis Gallois, est sans appel : la France a besoin d'un "choc de confiance" et de "patriotisme" pour enrayer son "décrochage industriel" depuis dix ans, résume Le Monde (page 2). La proposition la plus discutée du rapport est une baisse des charges qui allégerait les cotisations patronales de 20 milliards d'euros et celles des salariés de 10 milliards.

Selon les informations du site Internet de l'hebdomadaire Le Point (www.lepoint.fr), confirmées aux Echos (page 2) par une source gouvernementale, "sauf revirement de dernière minute", le gouvernement devrait opter pour un "crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi" d'un montant de 20 milliards d'euros sur trois ans.

D'autre part, toujours selon le quotidien économique, le taux intermédiaire de TVA passerait de 7 à 10%, voire à 12%. Ce taux concernerait notamment la restauration et les travaux à domicile. Quant au taux de TVA appliqué à la plupart des biens et services, il grimperait de 19,6 à 20%. En revanche, selon Les Echos, le taux réduit de TVA sur les produits et services de première nécessité (alimentation, abonnements EDF et GDF, cantines scolaires) devrait être ramené de 5,5 à 5%. En résumé, estime Libération (page 19), il s'agit d'une "hausse ciblée et modérée de la TVA". "Il n'est pas question de faire une hausse générale importante comme avec Nicolas Sarkozy", confie au quotidien un proche du chef de l'Etat.

La baisse des charges a été accueillie à bras ouverts par le patronat, tandis que les syndicats s'inquiètent des conséquences pour les salariés. C'est "une étape décisive vers un big bang économique salvateur", s'est réjouie la présidente du Medef, Laurence Parisot, cité dans Le Parisien/Aujourd'hui (page 6). De son côté, le numéro un de la CFDT, trouve le traitement de choc "trop violent". "Redemander un effort de 20 milliards en 2013, ce n'est tout simplement pas possible, parce qu'inévitablement ça va toucher le pouvoir d'achat, et en plus ça va bloquer l'économie", déclare François Chérèque dans Libération (page 19). Enfin, la CGT exprime son "profond désaccord sur les transferts des cotisations patronales vers l'impôt" et estime que "ce sujet dépend maintenant du Haut Conseil à la protection sociale".

Strasbourg : sport sur ordonnance
Une semaine après les recommandations de l'Académie nationale de médecine, la municipalité de Strasbourg lance son plan "sport santé sur ordon­nance", destiné aux habitants souffrant de certaines affections de longue durée (obésité, diabète, maladies cardiovasculaires stabilisées…), rapporte Le Figaro-économie (page 17). Le patient pourra demander à son médecin une or­donnance pour pratiquer un sport de son choix et ainsi se faire rembourser. Le coût de l'opération (130.000 euros la première année) sera partagé entre la municipalité et le régime d'assurance maladie spécifique à l'Alsace-Moselle.

Dans un rapport paru fin octobre, l'Académie de médecine recommandait la prise en charge d'une activité sportive par l'assurance maladie, rappelle le supplément économique du Figaro (page 17). Pour les académiciens, cette mesure pourrait contribuer à réduire la consommation médicamenteuse.

La ministre des Sports et de la Jeunesse, Valérie Fourneyron, a indiqué en Conseil des ministres, début octobre, qu'il reviendrait aux complémentaires santé de proposer cette prestation. "La pratique sportive doit être mise sur la table à l'occasion des futures discussions sur les contrats collectifs", indique le président de la Mutualité Française, Etienne Caniard, au Figaro-économie.
John Sutton