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Protection sociale : Nicolas Sarkozy rencontre les partenaires sociaux

Mercredi, Nicolas Sarkozy réunira les partenaires sociaux pour une "conférence protection sociale" consacrée principalement au financement de la Sécurité sociale, annonce Le Journal du dimanche (page 18). "Cette rencontre devra notamment fixer le calendrier et les méthodes pour redresser les comptes" de nouveau en déficit avec 11,7 milliards d’euros en 2007, explique l’hebdomadaire. Aucune décision sensible ne devrait être annoncée avant les municipales.

Les mesures envisagées pour la branche maladie constituent des "chantiers à risque", estime le JDD. En effet, malgré le plan d’économies de l’été dernier, le déficit de l’assurance maladie avoisine toujours les 6 milliards.

Une loi a d’ores et déjà été annoncée pour cet été. Elle portera notamment sur "la réforme sur l’hôpital, le pilotage du système de santé ou encore l’organisation des soins d’urgence".

Le président de la République veut également "faire bouger la frontière entre solidarité et assurance". En clair, transférer "certains remboursements de la Sécu aux mutuelles", traduit Le Journal du dimanche. L’entreprise est risquée car "après l’instauration des franchises médicales, il sera difficile de faire avaler aux Français une hausse des tarifs complémentaires santé", poursuit le journal. Dans le même sens, les médecins n’accepteront pas forcément d’assurer davantage de gardes pour soulager la tâche des urgentistes.

En ce qui concerne la branche retraites, le déficit s’élève à 5,1 milliards d’euros. En 2012, la durée de cotisation devrait passer à 41 ans et d’ici 2020, l’hypothèse de 41,5 ans n’est pas exclue. Les syndicats s’opposent à cette orientation.

Le chef de l’Etat devrait en outre confirmer mercredi la création d’une cinquième branche consacrée à la dépendance. Elle devra financer les soins et l’accompagnement des personnes âgées en situation de dépendance. "Il n’est pas sûr que cet organisme touche de nouveaux fonds publics", Nicolas Sarkozy préférant opter pour de nouveaux produits d’épargne spécifiques, laissés au choix des familles, relève Le Journal du dimanche.

La santé face à la justice
Deux procès pour des affaires médicales font l’actualité. Comme le signale Le Monde du samedi 2 février (page 11), plusieurs responsables des laboratoires pharmaceutiques Sanofi Pasteur MSD et GlaxoSmithKline ont été mis en examen le 21 janvier pour "tromperie sur les contrôles, les risques et les qualités substantielles d’un produit ayant eu pour conséquence de le rendre dangereux pour la santé de l’homme".

A l’origine de l’affaire : la campagne nationale de vaccination contre l’hépatite virale de type B, entre 1994 et 1998. pour laquelle 20 millions de personnes ont été vaccinées. Pour 1.300 d’entre elles, des "manifestations neurologiques, notamment des poussées de sclérose", ont été constatées. Toutefois, "l’existence d’un lien de causalité entre la vaccination et ces manifestations (...) n’a jamais pu être scientifiquement prouvé", rapporte Le Monde.

Mais les 29 parties civiles de ce procès reprochent aux responsables de ces vaccinations ne pas les avoir averties des risques véritables, signale Le Journal du dimanche (page 13). Selon Les Echos (page 22), les avocats de Sanofi Pasteur MSD et de GlaxoSmithKline sont sur le point de demander l’annulation de ces mises en examen.

La justice est saisie d’une autre affaire de même nature : "Le procès fleuve du scandale de l’hormone de croissance", annonce Le Journal du dimanche. "Dans les années 1970 et 1980, rappelle l’hebdomadaire, plus de 800 enfants souffrant d’un retard de croissance ou de nanisme ont été traités avec des lots d’hormones fabriquées à partir d’hypophyses prélevées sans précaution sur des cadavres, puis traitées dans des conditions plus que suspectes." Depuis cette période, 111 personnes sont officiellement mortes atteintes de la maladie de Creutzfeldt-Jakob. Une menace plane également sur la santé de 700 anciens patients, car la maladie peut incuber pendant plusieurs décennies.

A partir de mercredi, et pendant dix-sept semaines, sept personnes vont comparaître sur le banc des prévenus. Parmi elles, des responsables de l’Institut Pasteur, de France hypophyse et de la Pharmacie centrale des hôpitaux de Paris. Elles devront notamment rendre compte des "conditions hallucinantes" dans lesquelles ont été collectées les hypophyses de cadavres dans les morgues…

Frédéric Lavignette