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Projet de regroupement des autorités de régulation financière : signature des mutuelles et des assurances

Une fois n'est pas coutume : toutes les familles de l'assurance et de la Mutualité signent ensemble dans Les Echos (page 17) un point de vue sur le projet de regroupement des autorités de régulation financière. Si les pouvoirs publics suivent les récentes recommandations de l'Inspection générale des finances, quatre institutions devraient en effet être rassemblées, dont l'Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles (Acam) et la Commission bancaire.

Dans un texte commun, les présidents de la FNMF, du Gema, du CTIP et de la FFSA posent les "principes" qui, selon eux, doivent être respectés pour que la nouvelle autorité favorise une meilleure protection des assurés. Concernant le champ non lucratif, ils soulignent notamment que "le secteur de la Mutualité et des institutions de prévoyance, fondé sur le principe de la solidarité, ne peut être traité selon les critères applicables au secteur bancaire".

Autre condition : l'indépendance de la future autorité "implique de lui reconnaître la personnalité morale", ce qui assurera son autonomie de gestion. Toute forme de "conflits d'intérêts" entre "banques et assurances" ou entre "sociétés de capitaux et mutuelles" devra être évitée, notamment dans la définition des normes comptables. Enfin, les signataires insistent sur la nécessité de mener à bien une concertation avec les personnels des institutions concernées par ce projet.

Emprunt national : mode d'emploi
C'est parti pour trois mois ! Hier, le Premier ministre a réuni ses ministres à Matignon afin d'étudier les modalités de l'emprunt national souhaité par le président de la République. Selon les voeux exprimés lundi dernier par Nicolas Sarkozy lors du congrès de Versailles, cet emprunt vise à "financer des investissements durables dans des secteurs prioritaires qui assurent une nouvelle croissance", explique Libération (pages 2 à 4).

Hier, le chef du gouvernement a arrêté un calendrier, une méthode et des objectifs, indique Le Figaro (page 3). Ainsi, c'est en 2010 que sera lancé cet emprunt, mais avant plusieurs autres étapes devront avoir lieu.

La prochaine se tiendra "dès mercredi, jour où Nicolas Sarkozy recevra les partenaires sociaux pour discuter avec eux du sujet". En juillet, la méthode de travail sera affinée suite à une concertation avec de nombreux experts du monde de l'économie, de la recherche, de la culture ou encore de l'éducation, note le quotidien. Enfin, les premières conclusions devraient être annoncées au mois de novembre pour être ensuite traduites législativement, "dans une loi de finances rectificative ou une loi de programmation".

Pour le Premier ministre, cet emprunt public ne sera "pas un deuxième plan de relance" ni "une solution miracle à toutes nos difficultés budgétaires", rapporte Le Parisien/Aujourd'hui (pages 6 et 7). D'ailleurs, son montant n'est pas encore connu. Selon La Tribune, il est "estimé entre 80 et 100 milliards d'euros". Quant aux modalités (taux, appel aux particuliers ou aux marchés, emprunt mixte), elles seront arrêtées, tout comme le montant, à l'issue de la concertation entamée hier.

Pour une optique moins chère
Ce n'est pas une découverte pour les 40 millions de personnes qui portent des lunettes, les frais d'optique coûtent cher. Selon le cahier économie du Parisien/Aujourd'hui (page 10), le coût moyen d'une paire de lunettes en France avec des verres unifocaux revient à 300 euros. Pour ce montant, le reste à charge "avoisine généralement les 84 euros".

Dans un entretien, le président de la Mutualité française indique que l'achat d'une paire de lunette dans un centre mutualiste est "en moyenne 25 % moins cher" que dans une enseigne commerciale. Pour permettre de répondre aux besoins de nos concitoyens, et réduire les frais d'optique, la Mutualité française "va signer des conventions avec des grands réseaux d'opticiens", indique son président. Elles permettront d'orienter les adhérents aux mutuelles vers des opticiens partenaires qui s'engageront à "modérer leurs tarifs, à pratiquer le tiers payant et à garantir la qualité des lunettes délivrées".

Frédéric Lavignette et Pascal Lelièvre