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Présidentielle : la Mutualité vote pour l’accès aux soins

A deux jours du second tour de l'élection présidentielle, L'Argus de l'assurance (page 18) rap­pelle que la Mutualité Française veut réaffirmer "l'urgence de garantir à tous un accès à des soins de qualité". Reprenant les visuels de la campagne de communication de la FNMF, l'hebdomadaire souligne que cette dernière sera "exigeante" à l'égard du futur chef de l'Etat, tout en se déclarant "aux côtés du futur gouvernement, quel qu'il soit, pour les indispensables réformes de notre système de santé".

"Alors que les deux candidats à la présidentielle n'ont pas parlé des complémentaires santé (ni de l'épargne retraite, ni de l'assurance-vie), la Mutualité Française les a questionnés sur leurs engagements en matière de santé et de protection sociale", souligne le site Internet de L'Argus de l'assurance (www.argusdelassurance.com), qui précise que les réponses de François Hollande et de Nicolas Sarkozy ont été publiées in extenso dans l'Afim du 2 mai.

En revanche, les deux candidats ont abordé, dans un bref échange, le dossier de la réforme des retraites, comme le rappelle le texte intégral du débat, publié dans un supplément du Monde. "La réforme des retraites, que nous avons mise en œuvre et que vous avez contestée, réduit de 20 milliards le déficit de l'assurance-vieillesse, a déclaré Nicolas Sarkozy. Vous allez augmenter de 0,5 point les cotisations payées par les salariés, ce qui va miner leur pouvoir d'achat, et de 0,5 point les cotisations payées par les entreprises, ce qui va renforcer la délocalisation." Réponse de François Hollande : "Vous avez fait une réforme qui, d'ailleurs, ne sera plus financée à partir de 2017-2018. Pour un homme, une femme qui a commencé à travailler à 18 ans, je rétablirai le départ à 60 ans dès lors qu'il y a 41 années de cotisations."

Dans deux sondages sur le débat télévisé de mercredi soir, le candidat socialiste a été jugé meilleur que son rival UMP. Ainsi, 45% des personnes interrogées ont jugé François Hollande "plus convaincant", 41% optant pour Nicolas Sarkozy, tandis que 14% ont répondu "ni l'un ni l'autre", selon une enquête de l'institut LH2.

Favori des sondages, le candidat socialiste a vu son avantage conforté hier par le choix personnel de François Bayrou en sa faveur. Libération reproduit en "une" la déclaration du candidat du Modem annonçant qu'il vo­tera Hollande dimanche : "La ligne qu'a choisie Nicolas Sarkozy est violente, elle entre en contradiction avec les valeurs qui sont les nôtres, avec les valeurs du gaullisme, autant que celles de la droite républicaine et sociale."

"Que doit faire le prochain président de la République ?", interroge La Tribune (page 30), désormais hebdomadaire. Parmi les personnalités et les experts consultés, Philippe Askenazy, chercheur au CNRS et membre des "Economistes atterrés", estime qu'une des priorités du prochain gouvernement sera "d'investir dans l'éducation, la recherche et la santé".

Les malades étrangers menacés
La loi dite Besson du 16 juin 2011 restreint considérablement le droit au séjour des étrangers malades, constatent les associations. Le titre de séjour ne peut désormais être accordé qu'en cas d'« absence" du traitement approprié dans son pays, et non plus en cas d'impossibilité d'accès effectif au traitement. "La loi n'est plus claire. Si l'instruction du ministère de la Santé disparaît ou est fragilisée, les gens sont à nouveau en danger", dénonce, dans Libération (page 17), Adeline Touiller, responsable du soutien juridique de l'association Aides.

Ces difficultés, relevées par Aides dans un récent rapport, Makan, malien et séropositif, s'apprête à les affronter pour la dixième fois. Comme 90% des patients étrangers, il a appris sa maladie après être arrivé en France. Il a obtenu neuf cartes de séjour provisoires pour soins. "Sans l'aide des associations, c'est impossible, explique-t-il. Ma carte est valable jusqu'à la fin août, mais je commencerai les démarches pour le renouvellement en mai." D'après l'association le Comede, 57% des refus d'admission ont été annulés par la justice en 2010. Pour Arnaud Veïsse, son directeur général, "la grande question est : que va-t-il se passer en 2012 ?" "Les recours contre les refus des préfectures suite à l'adoption de la Besson sont en train d'arriver. On va voir comment la justice se positionne", ajoute-t-il.
John Sutton