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Présidentielle : l’heure des choix

La bataille électorale entre dans sa dernière séquence. Derniers grands meetings des candidats, ultimes sondages et toujours des questions en suspens. Les Echos (pages 1 à 3) dénombre ainsi "huit questions clés" à la veille du premier tour de l’élection présidentielle. Parmi elles : quel sera le niveau de l’abstention ? Quel "petit candidat" peut surprendre ? Qui sera le troisième homme ou la troisième femme ?… Des interrogations qui recoupent celles de La Croix (pages 1 à 3), qui passe en revue la stratégie utilisée par les différents candidats durant la campagne.

De son côté, Le Parisien/Aujourd’hui publie en "une" un sondage qui place François Hollande en tête du premier tour, avec 30% des voix, suivi de Nicolas Sarkozy (26,5%), Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon (14%), puis François Bayrou (10%). Quant au taux d’abstention, il pourrait être de 24%…

Pour – notamment – convaincre les indécis, les candidats déploient de nouveau leurs arguments. Dans une longue interview dans L’Humanité (pages 2 à 4 et 29), Jean-Luc Mélenchon dessine le sens de sa campagne et des perspectives qu’elle ouvre. Dans un entretien au Figaro sur deux pages (16 et 17), Nicolas Sarkozy défend son bilan et son projet "essentiellement orienté vers la réduction des déficits", selon la formule du quotidien. Pour stimuler la croissance, le candidat de l’UMP veut s’appuyer sur un "gigantesque effort en faveur de la revalorisation du travail, de la recherche, de l’investissement et de l’innovation".

C’est aussi un bilan de la politique de santé entre 2007 et 2012 que dresse Christian Lehmann, médecin généraliste et initiateur de l’Appel contre les franchises, dans Libération (page 23). La tonalité, on s’en doute, est différente. Dans une tribune libre, ce médecin estime que l’actuel chef de l’Etat "a largement contribué à mettre à genoux le système de santé français", mais que "la destruction de la Sécurité sociale solidaire avait été largement entamée par ses prédécesseurs".

Pour sa part, Les Echos (pages 4 et 5) synthétise les idées forces des candidats à travers six thèmes jugés "essentiels" par le quotidien économique : la fiscalité, l’emploi, le logement, la compétitivité, l’école et les déficits. Ce journal rend compte également de la position des partenaires sociaux, de l’engagement anti-sarkoziste de la CGT jusqu’à la traditionnelle neutralité de Force ouvrière (page 6).

Enfin, à l’heure où ce quinquennat s’achève, certains dans la haute administration ont déjà "préparé leur sortie", relève Libération (pages 12 et 13). "Le grand mercato d’Etat", pour reprendre le titre de ce quotidien, concerne l’Elysée mais aussi les ministères de la Santé, de Bercy, de l’Education nationale ou encore de la Justice.

Priorité santé mutualiste s’annonce sur le Net
L’Argus de l’assurance annonce, pour un lectorat composé de professionnels, "le lancement officiel de la nouvelle déclinaison Internet de Priorité santé mutualiste" (page 24). Interrogé par Laure Viel, le président de la Mutualité Française, Etienne Caniard, explique qu’"il y a aujourd’hui un énorme besoin d’informations et d’échanges à satisfaire" auprès du public. C’est pourquoi "la FNMF veut exploiter tout le potentiel du Web 2.0", précise la journaliste. Le Web 2.0 donne un rôle plus important à l’internaute et lui permet de participer et d’échanger. "Nous avons mis en place un “chat” en ligne chaque semaine avec des experts", indique Olivier Saillenfest, directeur du programme.

Accessible à l’adresse www.prioritesantemutualiste.fr, ce site devrait "atteindre à terme un trafic de 500 000 visiteurs uniques par mois", poursuit L’Argus : Priorité santé mutualiste a ouvert sa page Facebook "pour créer des échanges avec des partenaires, tels que la Croix-Rouge ou l’Institut national du cancer" et pour "diffuser des Rencontres santé organisées dans les régions".

La bataille du médicament
La concurrence est particulièrement vive entre les laboratoires pharmaceutiques et les génériques. "Décidées à protéger leurs médicaments", les firmes se livrent à une véritable bataille à coups de "stratégies commerciales ou de lobbying", relève Le Figaro-économie (page 24). Ainsi, avance le quotidien, la hausse de la mention "non substituable" sur les ordonnances – multipliée par dix en quatre ans – tient en partie aux "pressions de certains labos", estime un expert du secteur. Il en va de même pour "l’attaque, en février, du rapport de l’Académie de médecine sur la qualité des génériques".

Entre 2005 et 2010, les extinctions de brevets ont coûté 135 milliards de dollars aux laboratoires pharmaceutiques. Et d’ici à 2015, "154 milliards de dollars de ventes seront de nouveau exposés au risque générique", projette le quotidien. Comme le note Le Figaro, "les génériques sont vivement encouragés par les autorités car leurs prix sont inférieurs de 15% à 70%".

Jean-Michel Molins