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« Portrait social de la France en 2012 » : les prestations sociales réduisent les inégalités

Dans son "Portrait social de la France en 2012", l'Insee montre le rôle positif de la fiscalité et des prestations sociales dans la réduction des inégalités, rapporte Libération (page 17). L'institut explique ainsi que "la redistribution monétaire divise par deux le rapport entre le niveau de vie des 20% des personnes les plus aisées et celui des 20% les plus modestes".

Concrètement, avant paiement des impôts directs et/ou perception des prestations sociales, le niveau de vie moyen des 20% les plus aisés est de 55.300 euros par an, contre 7.300 euros pour les plus modestes. Soit 7,6 fois plus. Après redistribution, ce rapport tombe à 4. Avant redistribution également, le rapport de niveau de vie entre les 10% plus modestes et les 10% les plus aisés est de 17,6, soit 4.100 euros par an pour les premiers contre 72.200 euros pour les seconds. Après redistribution, ce rapport tombe à 5,7, soit une division de près de trois.

Mais tous les impôts et toutes les prestations ne jouent pas le même rôle, souligne Libération. Ce sont les prestations familiales qui sont les plus réductrices des inégalités car elles représentent un quart de l'effort de redistribution. Viennent ensuite les allocations logement (19%). Enfin, les minima sociaux représentent jusqu'à 22% du niveau de vie des 10% des personnes les moins aisées.

Concernant les prélèvements, 85% de la réduction des inégalités réalisée par la fiscalité provient de l'impôt sur le revenu, qui "modifie significativement la distribution des niveaux de vie, grâce à sa progressivité", explique l'Insee. A l'inverse, la taxe d'habitation constitue "un prélèvement globalement légèrement dégressif". Acquittée par 83% des ménages, elle contribue à accroître très légèrement les inégalités.

Cependant, malgré cette redistribution, les inégalités sociales se renforcent, souligne L'Humanité (page 8). Des disparités qui s'expliquent en partie par l'explosion de la précarité : temps partiel et travail périodique. Les femmes sont les premières concernées par les temps très partiels (moitié d'un mi-temps). Elles sont aussi moins bien payées que les hommes : – 24% en 2011. L'Insee note que "cette ségrégation par secteur d'activité perdure et, en quinze ans, la parité n'a guère progressé".

Clauses de désignation : "l'incompréhension" de la Mutualité
Réunis hier en séance publique pour l'examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2014, les sénateurs ont rejeté un amendement du gouvernement visant à inciter fiscalement les entreprises à choisir l'organisme prestataire de la complémen­taire santé recommandé par leur branche. Cet amendement devrait toutefois être réintroduit à l'Assemblée nationale.

Ce retour des clauses de désignation, sous une autre forme, provoque une levée de boucliers des assureurs et des mutuelles, rapporte le quotidien régional Sud-Ouest. Ainsi, le président de la Mutualité Française, Etienne Caniard exprime dans ce quotidien, ainsi que dans laprovence.fr, son "incompréhension devant la résurgence" du débat.

De son côté, le président du Medef, Pierre Gattaz, dénonce "un coup de poignard dans le dos". C'est une "atteinte à la liberté des chefs d'entreprise", accuse le vice-président du Medef, Jean-François Pilliard, cité dans Les Echos (page 5). Egalement délégué de l'UIMM, Jean-François Pillard, a annoncé qu'il suspendait la négociation entamée dans la métallurgie en vue de généraliser la complémentaire santé dans les entreprises. "Nous attendons d'avoir plus de clarté sur les règles du jeu", explique-t-il dans Les Echos. La CFDT a également regretté, hier, "l'incertitude" juridique du dispositif.

John Sutton