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Polémique autour de la loi HPST

Le Centre national des professions de santé (CNPS) manifeste son opposition à la loi HPST. "En lançant, trois jours après le début de l'examen de la loi Bachelot à l'Assemblée nationale, une campagne de communication en direction du grand public, c'est à leur propre avenir que pensent les syndicats de médecins, de kinés, de dentistes, d'infirmiers et d'orthophonistes libéraux", explique Le Figaro (page 20). Slogan de cette campagne : "Le gouvernement sacrifie la santé".

Le CNPS craint que les "schémas régionaux d'organisation" de la médecine de ville leur soient défavorables. En d'autres termes, ses membres craignent d'être obligés de "s'installer ici" ou qu'on leur interdise de "s'installer là", poursuit le quotidien. Pour eux, signale Le Figaro, "le risque existe car... le texte de loi ne mentionne pas explicitement des "schémas non opposables" !".

Le président du CNPS, Michel Chassang, reconnaît que cette campagne de communication n'est pas faite "dans la nuance". "Mais nous voulons prévenir. Aujourd'hui, c'est le début du film du gouvernement, mais nous connaissons déjà la fin", explique-t-il. Pour la ministre de la Santé, toute cette opération est "absurde".

En fait, souligne Le Figaro, la principale raison de cette opération est ailleurs. En effet, les syndicats médicaux semblent davantage inquiets par un autre aspect de la loi : "En permettant aux agences régionales de santé de signer des conventions avec des organisations régionales de professionnels, voire avec chacun d'entre eux individuellement, la loi les privera d'une bonne partie de leur pouvoir." Ainsi, le champ des conventions nationales que ces syndicats signent avec l'assurance maladie pourrait être en particulier "amputé".

Loi handicap : satisfaction contestée
La secrétaire d'Etat chargée de la Solidarité, Valérie Létard, remet aujourd'hui son rapport sur les avancées de la loi sur le handicap. Ainsi, entre 2003 et 2005, le budget consacré au handicap a augmenté de 19%. Valérie Létard se félicite que "l'effort public en direction des personnes handicapées ait produit des résultats encourageants", rapporte La Croix (page 7). A titre d'exemple, la scolarisation des enfants handicapés progresse. Leur nombre est passé de 131.000 il y a cinq ans à 170.000 actuellement.

L'enthousiasme est beaucoup plus modéré du côté des personnes en situation de handicap, et notamment pour l'Association des paralysés de France (APF). Pour son président, Jean-Marie Barbier, les sommes qui sont attribuées aux maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) sont "largement insuffisantes et risquent même de baisser encore en 2009".

Pour ce qui est de l'allocation adulte handicapé (AAH), elle continue d'être calculé en fonction des revenus du conjoint de la personne handicapée, relève le quotidien. Pour l'APF, avec ce type de calcul "des centaines de milliers de personnes vivent sous le seuil de pauvreté". Quant aux emplois réservés aux handicapés, ils sont encore trop insuffisants.

Par ailleurs, note Le Figaro (page 10), faute de structures adaptées, près de 6 500 adultes et enfants handicapés sont obligés de s'exiler en Belgique. Dans ce pays, les établissements sont plus spacieux et la prise en charge de meilleure qualité.

Frédéric Lavignette