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« Plus belle la vie » : quatre comédiennes s’engagent contre le cancer du sein

L'Institut national du cancer (Inca) et la célèbre série de France 3 "Plus belle la vie" ont conclu un partenariat pour sensibiliser le public au dépistage organisé du cancer du sein. Entre 50 et 74 ans, toutes les femmes sont invitées à passer gratuitement une mammographie. Pour que la vie reste plus belle…

Chaque soir sur France 3, du lundi au vendredi à 20 h 10, leurs aventures passionnent plus de six millions de téléspectateurs. Les personnages de "Plus belle la vie" s'adorent, se déchirent, se réconcilient. Ils sont confrontés au racisme, à l'intolérance… et à la maladie.

Ce miroir de la réalité quotidienne des Français a inspiré à l'Institut national du cancer (Inca) l'idée d'un partenariat entre les producteurs de la série. "Nous cherchons sans cesse de nouveaux moyens pour inciter les femmes de 50 à 74 ans à participer au dépistage du cancer du sein, explique Anne Ramon, directrice de l'information des publics de l'Inca. La série "Plus belle la vie" nous est apparue comme le vecteur idéal pour faire passer ce message."

"La maladie était déjà intégrée dans le scenario"

Les femmes visées par les campagnes de prévention sont 1,7 million à suivre la série. "Et toutes les générations sont au rendez-vous, précise Anne Ramon. Les enfants sont aussi nombreux que les retraités. Or, nous savons que les jeunes jouent un rôle prescripteur auprès de leurs parents et de leurs grands-parents."

L'Inca a pris contact avec la production et a reçu un accueil enthousiaste. Hubert Besson, producteur de Plus belle la vie, rappelle que "la maladie était déjà intégrée dans le scénario. Le personnage de Wanda, incarné par Pascale Roberts, a été victime d'un cancer du sein. Les auteurs s'étaient alors rapprochés de la Ligue contre le cancer pour que les symptômes soient décrits de façon exacte".

Des messages radio

Comment, cette fois-ci, aborder le dépistage de la maladie d'une manière à la fois originale et pédagogique ? "Le cancer du sein est souvent associé à la douleur et à la mort, analyse Anne Ramon. Nous souhaitions utiliser "Plus belle la vie" pour montrer que cette pathologie fait partie de la vie, mais que nous avons des moyens pour agir contre elle."

Intégrer une nouvelle fois cette thématique dans la continuité de la série ? L'idée a été abandonnée pour éviter toute redondance. Après plusieurs réunions, les membres de l'Inca et de la production ont décidé d'enregistrer des messages radio diffusés pendant le mois consacré au dépistage du cancer du sein : le fameux "Octobre rose".

Un examen gratuit, indolore et fiable

Le principe : rappeler en quelques phrases qu'entre 50 et 74 ans, la mammographie est un examen gratuit, indolore et fiable, puisque les résultats font l'objet d'une double lecture qui évite toute erreur d'interprétation. Et, surtout, que cette "formalité" permet chaque année de sauver des milliers de vies.

"Quatre comédiennes s'adressent directement aux auditeurs, indique Hubert Besson. Mais ce sont les personnages qui s'expriment, en se présentant comme tels, avec leurs mots et leur vécu identifiables par les téléspectateurs. Un peu comme s'ils sortaient de la fiction pour encourager leurs fans à avoir le bon réflexe..."

Sur la base du volontariat

Sylvie Flepp (Mirta), Cecilia Hornus (Blanche), Pascale Roberts (Wanda) et Rebecca Hampton (Céline) ont accepté avec enthousiasme de soutenir cette action. "Elles n'ont pas été rémunérées pour cela, souligne Hubert Besson. Tout s'est fait sur la base du volontariat, avec la volonté de toucher le public le plus large possible."

Ce partenariat entre l'Inca et "Plus belle la vie" sera prolongé par l'impression d'affichettes et de cartes postales à l'effigie des comédiennes, sur lesquelles le message de prévention sera rappelé. Cette initiative n'a pas vocation à se substituer aux campagnes de communication classiques. "C'est complémentaire, conclut Anne Ramon. Le but est que toutes les femmes, sans exception, comprennent que le dépistage peut sauver des vies."

Cédric Portal