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Plan d’économies de la Cnam : pour Roselyne Bachelot le « compte n’y est pas »

La ministre de la Santé et le ministre des Comptes reçoivent dès aujourd’hui – et durant tout le mois de juillet –, les partenaires sociaux et les représentants de la Mutualité française, indiquent Les Echos (page 4). L’objectif de cette consultation, annonce La Tribune (page 20) est de "parvenir à un diagnostic des comptes de l’assurance maladie et d’enrichir les propositions destinées à revenir à l’équilibre". De la sorte, prévient Eric Woerth, interviewé par l’AFP (Le Figaro, page 19), des annonces pourraient être "envisageables avant la fin juillet".

Dans Les Echos (page 4), Jean-Francis Pécresse a interrogé Roselyne Bachelot sur le plan d’économies de 3 milliards d’euros pour 2009, préconisé jeudi par le conseil de la Caisse nationale d’assurance maladie. La ministre de la Santé craint que "le compte n’y soit pas". La Cnam aurait en effet négligé le "rythme tendanciel de progression des dépenses" dont l’évolution semble être portée à 5,2% par an. "Si nous ne faisons rien, cela porterait le déficit de l’assurance maladie de 4,1 milliards d’euros cette année à 6,9 milliards d’euros en 2009. En 2011, nous serions à 11,8 milliards d’euros de déficit."

Pour parvenir à l’équilibre, estime Roselyne Bachelot, il manque alors "1 milliard d’euros au plan de la Cnam" pour parvenir à 4 milliards d’économies. Roselyne Bachelot attend donc des propositions des partenaires sociaux "afin de présenter un plan d’économies fin juillet", soulignent le quotidien économique. D’autres réunions sont d’ores et déjà annoncées pour la semaine prochaine afin de définir les conditions de retour à l’équilibre financier. Sur le dossier de l’assurance maladie, les jours se suivent mais ne se ressemblent pas : hier, Les Echos nous annonçait qu’aucune "mesure d’urgence pour l’assurance maladie" n’était envisagée par le gouvernement et qu’il avait décidé "de renvoyer ses choix à septembre".

Pour ce qui relève des affections de longue durée (ALD), Roselyne Bachelot se veut rassurante. Selon elle, la polémique soulevée par leur prise en charge "a eu le mérite de faire prendre conscience du coût des pathologies lourdes qui représentent 60% des dépenses de l’assurance maladie". Elle admet d’ailleurs que l’expression "médicaments de confort", qui avait été utilisée pour désigner les traitements menacés d’un retour à 35%, était "une notion inappropriée à la réalité des affections de longue durée".

Actuellement, la liste des ALD renvoie à des "maladies méritant d’être prises en charge à 100%", précisant bien qu’elle n’inclut pas les complémentaires dans cette prise en charge intégrale, mais seulement l’assurance maladie obligatoire.

Une chose est pour l’heure certaine : la ministre souhaite que "la maîtrise médicalisée des dépenses s’impose aux ALD comme aux autres soins". Pour y parvenir elle envisage la mise en place d’un contrôle "plus rigoureux des prescriptions par l’assurance maladie et un usage systématique de l’ordonnancier bi-zone lorsqu’il n’y a pas de lien avec l’ALD". Par ailleurs, elle sollicite la Haute Autorité de santé pour qu’elle définisse des "stratégies de soin et de traitement". Enfin, rappelle-t-elle, une mission a récemment été créée pour "améliorer la prévention et l’éducation thérapeutique de ces malades lourds".

La fin des 35 heures ?
C’est aujourd’hui que les députés doivent procéder au vote solennel du texte de la réforme du temps de travail. Alors que le texte ne prévoyait aucune limite, l’Assemblée a finalement décidé de fixer, en l’absence d’un accord collectif, un plafond de 235 jours de travail maximum par an pour les salariés, expliquent Les Echos (page 4). Ce plafond correspond à une année de travail avec 30 jours de congés payés et permet de garantir deux jours de repos par semaine aux salariés concernés par les forfaits jours. Frédéric Lavignette