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Plan 2008-2011 contre les toxicomanies

Prévention, répression, prise en charge. Telle une devise nationale, la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt) a présenté hier les trois axes du plan gouvernemental 2008-2011. L’objectif est de "prévenir les premières consommations, de plus en plus précoces, et faciliter les saisies de l’argent de la drogue", résume d’une phrase Libération (page 16).

Doté d’un budget de 87,5 millions d’euros, souligne La Croix (page 7), ce plan intervient à point nommé au regard de la consommation des Français. D’après l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies, indique le quotidien, "10,8% des jeunes de moins de 17 ans ont une consommation régulière de cannabis et 12% d’alcool. Depuis 2002, les consommations de cannabis et de cocaïne ont été multipliées par deux". D’ici à 2011, près de 200 mesures et recommandations de la Mildt vont donc être engagées.

Selon Le Monde (page 10), l’approche préventive que propose la mission interministérielle relève d’une "politique très classique". Elle devrait s’articuler "autour de campagnes d’information sur les dangers des drogues et des actions en milieu scolaire et étudiant". Un message explicatif à l’attention des parents devrait également être développé pour les prévenir des dangers de la drogue.

La dépendance à l’alcool sera traitée avec la même considération que la drogue, note L’Humanité (page 9). "Les solutions ? Renforcer les interdictions de vente aux moins de 18 ans et bannir la pratique des “open bars” (entrée payante et boisson à volonté)." L’interdiction de la consommation sur la voie publique et aux abords des établissements scolaires est aussi envisagée.

Du côté de la répression, le gouvernement prévoit de renforcer la lutte contre la culture illicite de cannabis, indique Le Monde. Les 200.000 "cannabiculteurs" ont de quoi s’inquiéter, puisque de nouveaux dispositifs vont être adoptés pour détecter les plans de marijuana : appareils à infrarouge, détection aérienne…

Pour ce qui relève de la prise en charge sanitaire et sociale, la Mildt "reprend les grandes orientations du ministère de la Santé", explique Le Monde. Il est prévu de tripler le nombre de jeunes qui pourront bénéficier des "consultations cannabis". Celles-ci passeront de 40.000 à 120.000. L’offre de soins devrait être également améliorée pour les "populations vulnérables ou exposées, comme les femmes enceintes consommatrices de drogues ou les détenus", enchaîne La Croix.

La recherche sur les drogues en général sera renforcée. Elle devra permettre d’apporter des réponses thérapeutiques aux addictions pour lesquelles les traitements sont peu nombreux, comme la consommation de cocaïne ou le crack.

Au moins 30.000 fonctionnaires non remplacés en 2009
Pour L’Humanité (page 4), c’est une "saignée". Sur RTL, le Premier ministre François Fillon a révélé qu’"au moins 30.000" fonctionnaires ne seront pas remplacés en 2009. Selon La Tribune (page 19), "avec ce chiffrage, le gouvernement manquera de très peu la cible qu’il s’était fixée avec la règle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite".

L’objectif de ces suppressions de poste, explique Le Parisien/Aujourd’hui (page 8), n’est autre que de "réduire le déficit budgétaire grâce à une économie de 900 millions d’euros". Les ministères les plus touchés par ces non-remplacements sont la Défense (8.000 postes en 2009), l’Enseignement supérieur et la Recherche (près d’un millier), expliquent Les Echos (page 3). L’Education nationale "s’en sort, une fois encore, plutôt bien", avec 13.500 postes, poursuit étonnamment ce quotidien, en avançant que la règle du "un sur deux" ne sera pas appliquée aux enseignants.

Ce n’est évidemment pas l’avis des syndicats, qui fustigent ce "scénario catastrophe". Le SE-Unsa met d’ailleurs en doute la validité des chiffres avancés hier par le ministre de l’Education quant à la baisse des effectifs d’élèves au lycée. De son côté, la FSU promet à Xavier Darcos une reprise de la mobilisation dès la rentrée...

1er juin 2009 : lancement du RSA
Le haut-commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté, Martin Hirsch, a annoncé hier que le revenu de solidarité active (RSA) serait effectif le 1er juin 2009, rapporte La Croix (page 7). A cette date, indique Le Figaro (page 18), le RSA remplacera le revenu minimum d’insertion (RMI) et l’allocation parent isolé (API). Toutefois, ce seront les partenaires sociaux qui décideront, "lors de la négociation assurance-chômage" s’ils y intègrent l’ASS, l’allocation des chômeurs en fin de droit.

A la différence du RMI, le RSA ne sera pas accessible aux moins de 25 ans, préviennent Les Echos (page 3). Il sera versé sans limitation de durée, dès lors qu’un certain seuil de revenus n’est pas atteint grâce à l’activité exercée.

Frédéric Lavignette