croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

Pilule de 3e génération : prescription restreinte ?

Face à l’inquiétude grandissante sur les effets secondaires de la pilule de troisième génération, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSM) a dénoncé hier un "emploi excessif" de ces contraceptifs prescrits à près de deux millions de femmes en France, rapporte Le Parisien/Aujourd’hui (page 12). L’ANSM lance aujourd’hui une concertation à ce sujet, alors qu’une première plainte a été déposée en décembre par Marion Larat, une jeune femme de 25 ans, handicapée à 65 % à la suite d’un accident vasculaire cérébral (AVC) qu’elle impute à la prise de la pilule Meliane®.

Sa plainte vise à la fois le laboratoire Bayer santé et le directeur général de l’ANSM, précise Le Parisien/Aujourd’hui. Son avocat a annoncé qu’il allait déposer une trentaine de nouvelles plaintes au début du mois. Le pôle de santé publique du tribunal de grande instance (TGI) de Paris s’est saisi du dossier.

"Nous avons envisagé, en contact direct avec le ministère de la Santé, de renforcer notre dispositif d’information et de sécurité", a expliqué Dominique Maraninchi, directeur général de l’ANSM, cité dans Libération (page 15). Il a rappelé que l’agence avait récemment adressé une mise en garde à près "de 80 000 professionnels pour qu’ils révisent à la baisse leurs prescriptions". L’ANSM veut aussi "examiner notre capacité à mener une étude de pharmacoépidémiologie pour mesurer l’impact de ces pilules sur la situation sanitaire française globale".

"Si notre mesure de mise en garde auprès des prescripteurs ne suffisait pas, il s’agirait de réserver les conditions de prescription et de délivrance [de ces pilules] pour en limiter l’utilisation, pour être sûr qu’elles ne soient utilisées qu’en deuxième recours", a-t-il prévenu. "Ces spécialistes seraient consultés lorsque les patientes ne supporteraient pas ou auraient une contre-indication aux pilules de première ou deuxième génération", précise-t-il dans Le Figaro (page 8).

Une réunion extraordinaire du conseil d’administration de l’ANSM aura lieu le 14 janvier. Cette réunion a été demandée par Gérard Bapt, député socialiste de Haute-Garonne, qui se déclare "stupéfait qu’il faille une fois de plus que ce soit la presse qui informe les victimes d’événements indésirables graves de la cause de leurs maux", rapporte Le Monde (page 8). Ce député réclame une expertise sur "l’insuffisance de l’actuelle communication d’alerte vers les médecins et pharmaciens".

"Réduire le chômage coute que coute"
Le président de la République a appelé lundi soir, lors de ses vœux télévisés, à la mobilisation de tous pour "inverser la courbe du chômage d’ici un an", souligne Le Monde (page 2). "Nous devons y parvenir coûte que coûte", a-t-il affirmé, rappelant les 150 000 emplois d’avenir qui doivent être créés d’ici à 2014, les contrats de génération et la réforme de la formation professionnelle des chômeurs.

Le mot "confiance" est revenu souvent dans son discours, relève le quotidien. Confiance "dans l’avenir", confiance "dans la France", confiance dans le "calendrier" qu’il s’est fixé et qui permettra au pays de "sortir de la crise plus vite et plus fort". Après le revers de la censure par le Conseil constitutionnel de la taxation à 75 % des plus hauts revenus, François Hollande a promis que cette mesure serait "réaménagée", "sans changer d’objectif", au nom de la "justice fiscale".

Seule annonce de ces vœux : le gouvernement proposera prochainement "une stratégie d’investissements publics comme privés pour moderniser la France à l’horizon 2020", notent Les Echos (page 3). "Pour préparer l’avenir, notre pays a besoin d’investir dans tous les domaines : dans nos filières industrielles et agricoles, dans le logement, dans l’environnement, dans la santé, dans la recherche, dans les nouvelles technologies", a affirmé François Hollande.