Parité : les inégalités persistent au travail

Malgré des progrès depuis vingt ans, les femmes demeurent moins bien payées que les hommes, moins représentées dans les postes à responsabilité, tout en étant plus diplômées, révèle une étude de l'Insee publiée aujourd'hui à l'occasion de la Journée mondiale des femmes. Elles sont de plus en plus présentes sur le marché du travail : 66% en 2010 (75% pour les hommes), contre 59% en 1990, précise le quotidien La Croix (page 2). Mais, les femmes sont toujours moins bien rémunérées, car elles sont surreprésentées dans les horaires partiels et les emplois moins bien payés. D'après l'Insee, l'écart salarial entre les sexes, qui reste de 25%, "n'a que peu diminué au cours des vingt dernières années". Pourtant la loi fait obligation aux entreprises de se doter d'un rapport de situation comparée et d'un plan d'action pour les résorber, rappelle La Croix.

Le temps de travail n'explique pas tout : même en équivalent temps plein, l'écart des salaires reste de 20% dans le privé et de 15% dans la Fonction publique.

Conséquence des écarts de salaires et de temps de travail, en 2008, les retraites étaient en moyenne de 833 euros pour les femmes, contre 1.743 euros pour les hommes. Ces écarts "se réduisent au fil des générations mais persisteront à l'avenir", selon l'Insee.

Pour l'heure, les Français ne perçoivent pas d'amélioration de l'égalité hommes-femmes, si l'on en croit les résultats d'un sondage CSA pour L'Humanité (page 9). Ainsi, 56% des personnes interrogées estiment que l'accès au marché du travail n'est pas suffisamment ouvert aux femmes, contre 45% en 2005. Et 65% des Français jugent insuffisant l'accès des femmes aux postes de responsabilités dans les entreprises, un pourcentage qui s'élève à 71% pour les femmes sondées. Rachel Silvera, économiste à l'Université Paris X, observe une augmentation de la précarité des femmes et estime qu'"il faut en finir avec le temps partiel subi". "Il est aberrant, aujourd'hui, que des salariés, en majorité des femmes, souvent en situation monoparentale, soient obligés de travailler quelques heures ici et là, notamment dans le nettoyage, avec une amplitude sur la journée de travail digne des cadres supérieurs… et tout cela pour un demi-Smic !", dénonce Rachel Silvera.

Comment MutRé veut conforter sa position
"Entre la concentration à marche forcée du secteur, la multiplication des alliances, les contraintes de Solvabilité 2 et la concurrence toujours plus forte", MutRé, le pôle de réassurance de la Mutualité Française "prévoit d'adapter son offre de services à cette nouvelle donne", indiquent Les Echos (page 25).

Grâce à son plan stratégique (2012-2016), dévoilé hier, MutRé espère consolider sa place de premier réassureur professionnel du risque santé. Au-delà de sa mission première, accompagner le pilotage des fonds propres des mutuelles, MutRé va poursuivre son développement en réassurance de services et en financement de nouveaux produits. "Des aspects moins connus de son métier", commentent Les Echos. "La réassurance, ce n'est pas que du transfert de risques, mais aussi de l'apport de services", explique au quotidien économique Pierre-Alain de Malleray, directeur général de MutRé.

Autre ambition du réassureur : jouer "un rôle clef" pour aider les mutuelles à se diversifier davantage vers la prévoyance. "C'est notre deuxième relais de croissance", précise son directeur général. Dernier axe de développement : la dépendance, "un tout petit marché, mais qui offre de grandes perspectives" et qui représente pour l'heure 10% du chiffre d'affaires. Avec ce plan, MutRé vise une croissance annuelle de 4,3% en moyenne jusqu'en 2016.
John Sutton