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Palmarès des hôpitaux : les cliniques mutualistes dans le peloton de tête

Alors que le plan cancer devrait connaître un "nouvel élan" en octobre, le Palmarès des hôpitaux, publié ce matin par Le Point (pages 67 à 101), met en exergue les établissements de pointe dans le traitement de cette pathologie. L’hebdomadaire a interrogé le président de l’Institut national du cancer (Inca), le Pr Dominique Maraninchi, sur le bilan du plan lancé en 2002 (pages 94 et 95).

Même si une récente étude sur la survie au cancer place la France en bonne position, ce programme n’a pas atteint tous ses objectifs. Exemple : l’accréditation des établissements autorisés à traiter ces pathologies a été reportée. "C’est repoussé à 2012 et d’ici là les inégalités d’accès à des soins de qualité persisteront selon les régions et les établissements", regrette Dominique Maraninchi, président de l’Institut national du cancer

Pour leur part, des cliniques mutualistes figurent dans le peloton de tête des établissements. Dans son traditionnel classement, Le Point a passé au crible 700 établissements et analysé 50 spécialités médicales et chirurgicales. Conclusion : l’Institut mutualiste Montsouris (IMM), situé à Paris, arrive en première position pour le cancer de la prostate, pour le cancer du rein et pour la chirurgie du rectum, et en deuxième place pour le cancer du poumon. Pour le cancer de la prostate, la clinique Jules-Verne (Nantes), la clinique Beau-Soleil (Montpellier) et la clinique de Saint-Etienne occupent respectivement les 5e, 12e et 20e places.

Parmi les autres spécialités, l’IMM est en 14e position pour la chirurgie cardiaque. Pour l’adénome de la prostate, le classement des 50 meilleurs établissements comprend l’IMM (2e), Jules-Verne (5e), Saint-Etienne (15e), la clinique de la Porte de l’Orient, à Lorient (20e). Pour la tumeur de la vessie : Jules-Verne et l’IMM sont 11e et 12e. Entre autres exemples, la clinique de Pessac (Gironde) est 4e pour l’appendicite et la clinique de la Sagesse (Rennes) arrive 3e pour la chirurgie gynécologique et 12e pour la chirurgie du pied.

RSA : une "taxe pour chaque problème"
Pour financer la généralisation du revenu de solidarité active (RSA), le président de la République annoncera aujourd’hui officiellement l’instauration d’une contribution de 1,1% sur les revenus de patrimoine et de placement. "Ce financement est approuvé, avec des nuances, par la gauche et suscite des réserves à droite", notent Les Echos (pages 2 et 3).

Dans le quotidien économique, Didier Migaud, président socialiste de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, évoque une "piste intéressante, bonne et plus juste". En revanche ; Jean-Louis Tourenne, président socialiste du conseil général d’Ille-et-Vilaine, juge que "taxer les revenus du capital touchera les classes moyennes ainsi que les personnes modestes mais pas les plus riches" (Le Parisien/Aujourd’hui page 8). A droite, relève La Croix (page 4), Alain Lambert, membre UMP de la commission des Finances du Sénat, se dit "dubitatif" car, estime-t-il, cela va "accroître les prélèvements".

La tonalité est nettement plus critique au sein du Medef, qui tient actuellement son université d’été. Dans Le Figaro-économie (page 17), sa présidente, Laurence Parisot, considère que "créer une taxe supplémentaire n’est pas un bon principe". En recourant à une hausse d’impôt pour financer le RSA, Nicolas Sarkozy "s’inscrit dans une tradition bien française : à chaque problème répond généralement une nouvelle taxe", analyse Philippe Mabille dans La Tribune (page 3). Les mutualistes ne démentiront pas...

Pour l’heure, le RSA est expérimenté dans 34 départements. Le premier bilan est "positif", note La Tribune (page 2). Ainsi, le taux moyen de retour à l’emploi dans les zones d’expérimentation dépasse d’au moins 25% les taux observés dans les zones témoins (situées dans les mêmes départements et présentant les mêmes caractéristiques socio-économiques). La généralisation annoncée du RSA est, de fait, un succès pour son instigateur, Martin Hirsch, haut-commissaire aux Solidarités actives. Libération (page 13) brosse un court portrait de cet homme qui a été à la tête de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) mais aussi de la fondation Emmaüs.

Jean-Michel Molins