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Palmarès des hôpitaux et cliniques : les établissements mutualistes en bonne place

Le classement annuel des hôpitaux et cliniques pour leur action contre les infections nosocomiales, établi par le ministère de la Santé (www.icalin.sante.gouv.fr), est publié en détail dans L’Express (pages 38 à 64). Dans ce palmarès, les cliniques mutualistes sont bien placées. Dans la catégorie des établissements de plus de 300 lits, l’Institut mutualiste Montsouris (Paris) est classé en 36e position (sur 226). Dans le tableau des moins de 300 lits, on trouve la clinique Beau-Soleil de Montpellier à la 10e place (sur 327), la clinique mutualiste de Pessac à la 26e, la clinique de La Sagesse à Rennes (29e) et la clinique de la Porte de l’Orient à Lorient (82e). Enfin, pour les cliniques de plus de 100 lits, la clinique Jules-Verne à Nantes est classée à la 105e place (sur 321) et la clinique mutualiste des Eaux claires à Grenoble est 127e.

"La situation s’améliore sur tous les indicateurs", se félicite la ministre de la Santé dans L’Express (page 41). Faut-il sanctionner les hôpitaux mal classés ? "Je préfère inciter que punir. Rendre publics les chiffres de chacun, c’est en soi une sanction pour les mal notés", répond Roselyne Bachelot. Malgré cette amélioration, il reste des points noirs. La ministre insiste particulièrement sur l’hygiène des personnels soignants. Dans Le Figaro (page 11), elle annonce le lancement d’une journée nationale du lavage des mains dans les hôpitaux, le 23 mai prochain.

En outre, la ministre de la Santé dévoile dans L’Express qu’elle souhaite créer dix centres nationaux de référence pour les infections ostéoarticulaires complexes. "Il s’agit d’éviter des complications débouchant sur des amputations, comme dans le cas très médiatisé de l’acteur Guillaume Depardieu." Les infections nosocomiales touchent 750.000 patients et provoquent la mort de 4.000 d’entre eux chaque année en France. Les Français les placent en tête de leurs préoccupations en cas d’hospitalisation, devant les erreurs médicales.

Dépassements : plus de transparence
Les médecins et les dentistes devront désormais présenter un devis à leurs patients pour les actes importants et seront sanctionnés en cas de "dépassements abusifs", comme l’a annoncé hier la ministre de la Santé, dans un entretien à La Croix. Cette décision vise à instaurer plus de transparence dans les tarifs médicaux. "Il existe des secteurs entiers, notamment en chirurgie, où on ne trouve plus de professionnels de santé qui ne pratiquent pas de dépassements d’honoraires. C’est une bonne chose d’instaurer une vraie transparence sur les tarifs", a réagi Daniel Lenoir, directeur général de la Mutualité française, lors du journal de 13 heures de France 2 et sur le site Internet du Figaro (lefigaro.fr).

"Sous la pression de la concurrence des autres complémentaires, certaines mutuelles ont été amenées à augmenter leurs cotisations pour prendre en charge les dépassements d’honoraires des médecins, a ajouté Daniel Lenoir, au journal de 18 heures de France Inter. La prise en charge des dépassements sans conditions a un effet inflationniste, voire pervers, sur le système de rémunération des médecins." Avant de conclure : "Nous souhaitons sortir de cette logique antiéconomique, antisociale et antimédicale des dépassements pour entrer dans une logique de négociation de tarifs, qui rémunère correctement les praticiens, sur la base d’un contrat qui garantisse la qualité des soins."

Pour sa part, la CSMF, syndicat de médecins libéraux, est favorable à la pratique des devis pour améliorer la transparence. Toutefois, ce syndicat craint qu’une "systématisation" entraîne "un climat de suspicion entre patients et médecins".

John Sutton