Optique : des lunettes 50% plus chères en France qu’en Allemagne

Deux tiers des Français retardent le moment de changer leurs lunettes. C'est le résultat d'un sondage Ipsos réalisé pour les opticiens Krys et cité dans Le Parisien/Aujourd'hui. "Le prix des lunettes en France est en moyenne 50% plus cher qu’en Allemagne ou d’autres pays d’Europe", commente Etienne Caniard. Pour le président de la Mutualité Française, "la solution passe aujourd’hui par le conventionnement pour permettre aux Français en difficulté de s’acheter une paire de lunettes de qualité au juste prix".

66% des Français ont repoussé un changement de lunettes pourtant nécessaire, selon un sondage Ipsos réalisé par le groupe d’opticiens Krys (enquête réalisée auprès de 200 ophtalmologistes et de 3.011 personnes représentatives en France, Allemagne et Grande-Bretagne), cité dans Le Parisien/Aujourd’hui (page 8).

Les opticiens voient de plus en plus leurs patients "attendre d’avoir des problèmes graves pour consulter". Une situation qui "va encore se dégrader dans les prochaines années", selon la majorité des professionnels interrogés.

Une situation confirmée par le président de la Mutualité Française dans un entretien au Parisien/Aujourd’hui : "Depuis des années, nous tirons la sonnette d’alarme sur ces Français qui ne peuvent plus faire face aux dépenses d’optique. Avec la crise, le nombre de personnes qui ne renouvellent pas leurs lunettes augmente d’année en année." Avant d’ajouter : "Tous les sondages montrent qu’avec les soins dentaires, les soins oculaires sont les premiers sur la liste des renoncements en cas de difficultés financières." 54% des personnes interrogées estiment d’ailleurs trop élevé le reste à charge.

"Parallèlement à cela, le prix des lunettes en France est en moyenne 50% plus cher qu’en Allemagne ou d’autres pays d’Europe, souligne Etienne Caniard. La France est le pays où les magasins d’optique sont les plus nombreux (…)." Pourquoi cette offre abondante n’a-t-elle pas favorisé la concurrence ? Parce que "pour amortir le coût de l’ouverture de tous ces magasins, les enseignes augmentent leurs prix", explique-t-il. Résultat : "De plus en plus, on paye des magasins et pas des paires de lunettes !"

Comment remédier à cette situation ? "La solution passe aujourd’hui par le conventionnement pour permettre aux Français en difficulté de s’acheter une paire de lunettes de qualité au juste prix, estime le président de la Mutualité. C’est la piste retenue par le gouvernement et celle que nous appliquons à nos adhérents depuis toujours." De leur côté, les patients mettent également en avant le manque de disponibilité des ophtalmologistes dans certaines régions. 43% des sondés ont rencontré des difficultés pour obtenir un rendez-vous dans des délais raisonnables.

"La retraite : une affaire de jeunes"
"Une telle réforme est un coup de plus porté à la solidarité intergénérationnelle. Les jeunes n’ont pas à payer l’addition. C’est pour cela que nous serons nombreux le 10 septembre prochain à manifester", annonce, dans L’Humanité (page 8), Emmanuel Zemmour, président de l’Unef, syndicat étudiant qui compose avec seize organisations (la CGT, la FSU, Solidaires, la LMDE, la Joc…) le collectif "La retraite : une affaire de jeunes".

Ce collectif appelle à participer à la manifestation de mardi prochain contre la réforme des retraites. "Cette réforme-là nous met au centre du débat. Mais elle introduit une coupure générationnelle d’après 1973, qui ne résout pas les injustices mais, en plus, fragilise le système par répartition", dénonce, dans Libération (page 17), le leader de l’Unef. "Entre dix-huit et vingt-cinq ans, les jeunes sont dépourvus de droits sociaux, ajoute-t-il. Pas droit au RSA, pas droit au chômage avant d’avoir cotisé et bientôt pas droit à la retraite !" Les membres de ce collectif jugent "inefficace et totalement injuste" le système de rachat des trimestres d’études. "Comment les jeunes vont-ils racheter quatre trimestres, quand ils ont déjà souvent un prêt étudiant à rembourser ? C’est ne pas prendre en compte que l’épargne se fait aujourd’hui à partir de cinquante ans", estime, dans Libération, Eric Aubin, responsable des retraites à la CGT.

John Sutton