Obama défend sa réforme de la santé

Le président américain a défendu avec vigueur son projet d'assurance maladie obligatoire, mercredi devant le Congrès, insistant pour que les Etats-Unis rejoignent "les rangs des autres pays développés", en fournissant "une couverture médicale abordable et de qualité à tous les citoyens". Selon Le Figaro (page 8), il a réaffirmé ses trois objectifs majeurs : donner une assurance maladie aux 30 millions d'Américains qui n'en ont pas, mettre fin aux pratiques abusives des compagnies d'assurances (suppression de la couverture en cas de maladie, préexistante) et réduire les coûts astronomiques du système de santé, liés à sa mauvaise gestion.

Selon un sondage réalisé par la chaîne de télévision CNN, immédiatement après le discours de Barack Obama, 67% des personnes interrogées se sont déclarées favorables à son projet, contre 53% avant son intervention (Le Figaro). "Le plan a plus de chance d'être adopté après ce discours", estime Victor Rodwin, expert américain en santé publique, dans un entretien publié dans Le Monde (page 6). "La question la plus importante c'est de rendre l'assurance maladie obligatoire et d'avoir un système réglementaire pour les compagnies d'assurances, explique Victor Rodwin. Là-dessus M. Obama n'a pas fait de compromis. Il va essayer de mettre en place des règles fédérales, premier pas vers un système national de réglementation de l'assurance maladie."

Le vice-président Joe Biden estimait hier sur la chaîne NBC que la loi pourrait être finalisée avant la fête de Thanksgiving, fin novembre (Le Figaro). Mais plusieurs dispositions, dont la création d'un système d'assurance santé public qui serait mis en concurrence avec les compagnies privées, font grincer les dents des républicains et de certains démocrates modérés. Le numéro deux du groupe républicain au Sénat, Jon Kyl, a déclaré hier que le discours de Barack Obama était "partisan, pas instructif, sournois et pas susceptible d'encourager ceux qui ont des désaccords honnêtes avec lui à travailler à une solution commune".

Les regards se tournent désormais vers la commission des Finances du Sénat, où le débat n'est pas terminé. Son président, le sénateur démocrate Max Baucus, a tenté de forger un compromis, avec un groupe surnommé le "Gang des six" (trois républicains et trois démocrates).

Médicaments : affichage des prix peu respecté
Les pharmaciens ne remplissent pas tous leurs obligations en matière d'affichage des prix. C'est ce qu'a constaté l'association Consommation, logement et cadre de vie (CLCV), au cours d'une enquête menée en mai auprès de 118 pharmacies, rapporte Le Monde (page 24). La CLCV a relevé que 10% des pharmacies visitées ne respectent pas la règle d'affichage et 10% le font seulement pour certains produits. Les pharmaciens sont tenus d'indiquer clairement le prix des médicaments non remboursables, qui est libre et varie d'une officine à l'autre. Parmi ces produits, figurent les sirops contre la toux ou les antidouleurs, considérés comme des médicaments de confort. Les pharmaciens doivent afficher le prix toutes taxes comprises, soit en l'étiquetant sur chaque boîte en accès direct, soit en l'apposant sur un support placé à proximité.

John Sutton