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Nouvel assaut de Leclerc sur les médicaments

Une fois de plus Michel-Edouard Leclerc monte au créneau pour défendre l'une de ses préoccupations. Avec deux études à l'appui, l'enseigne dénonce le monopole des pharmacies et réclame une nouvelle fois le droit de "vendre tous les médicaments non remboursés à prix Leclerc", rapportent Les Echos (page 27).

Même s'il y a "comme un air de déjà-vu" dans le spot publicitaire de cette enseigne diffusé depuis vendredi à la télévision, le distributeur va cette fois "plus loin", ajoute La Tribune de samedi (page 11). Il assène en effet que les pharmacies vendent trop cher et que les prix des médicaments baisseraient de 50% "si la grande distribution obtenait 20% des parts" de ce marché en France.

Michel-Edouard Leclerc semble viser particulièrement "les 313 spécialités thérapeutiques relevant de l'automédication (OTC) que les officines sont autorisées depuis juillet 2008 à vendre devant le comptoir", explique le quotidien. Selon Le Parisien/Aujourd'hui (page 13), il revendique de la sorte "le droit de commercialiser pas moins de 4.000 références" de produits. D'après les études qu'il a réalisées sur une trentaine de médicaments (Biafine®, Fervex®, vitamine C®, Upsa®, Nicorette®...), "le prix d'un même produit varie en moyenne du simple au double selon les pharmacies d'une même ville (...)», poursuit le quotidien.

PLFSS : des parlementaires mécontents
Le vote définitif à l'Assemblée nationale et au Sénat du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2010 interviendra les 25 et 26 septembre. Mais d'ores et déjà, le gouvernement semble vouloir amender à nouveau le texte.

Selon La Tribune de samedi (page 4), l'exécutif souhaite en effet "revenir in extremis sur au moins deux propositions : la réintégration des dépenses liées à la grippe A dans le calcul du seuil qui déclenche le comité d'alerte sur les dépenses d'assurances maladie et la suppression d'un différentiel de charges entre les hôpitaux publics et les établissements privés à but non lucratifs".

Nombreux sont les parlementaires à désapprouver les interventions du gouvernement visant à bloquer certains des amendements. Notamment ceux qui prévoyaient la suppression de certaines niches fiscales.

Grippe A : le virus évolue
Trois cas de mutation du virus H1N1 ont été constatés par une équipe de chercheurs norvégiens, a-t-on appris en fin de semaine dernière. Selon le professeur Claude Hannoun, virologue à l'Institut Pasteur, "l'immunogénicité n'est pas modifiée par la mutation". Par conséquent, indique-t-il au Journal du dimanche (page 11), les vaccins restent toujours efficaces.

Cette mutation n'en est pas moins "grave puisqu'elle permet au virus de s'implanter plus bas dans l'appareil pulmonaire". En d'autres termes, les risques d'une maladie plus sévère se sont accrus. Au lieu d'une rhinite ou d'une bronchite fébrile, c'est la pneumonie qui menace.

Frédéric Lavignette