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Nobel : la recherche sur les cellules souches récompensée

Le biologiste britannique John Gurdon et le médecin et chercheur japonais Shinya Yamanaka se sont vus décerner hier le prix Nobel de médecine pour leur découverte sur la reprogrammation cellulaire, rapporte le quotidien La Croix (page 10). Leur recherche sur la transformation des cellules adultes en cellules souches, susceptibles de régénérer les tissus de l'organisme, pourrait bouleverser tout le domaine thérapeutique des maladies liées au vieillissement, du cancer à l'infarctus, en passant par le diabète et la maladie de Parkinson, s'enthousiasme Le Figaro (page 12). "Leurs découvertes ont révolutionné notre compréhension de la manière dont les cellules et les organismes se développent", estime le comité Nobel.

En 1962, John Gurdon, alors âgé de 29 ans, fait une découverte fondamentale : en travaillant sur des grenouilles, il s'aperçoit que la spécialisation des cellules est réversible, raconte La Croix. "Cette expérience a permis de vérifier que même des cellules spécialisées comme celles de l'intestin n'ont pas perdu de séquence d'ADN et contiennent l'intégralité du génome d'un être vivant", explique, dans Le Figaro, le Pr Jean-Marie Lemaître, de l'Institut de génomique fonctionnelle, à Montpellier. En résumé, ce précurseur a montré qu'il "était possible de reprogrammer complètement l'ADN d'une cellule adulte pour qu'il devienne identique à l'ADN du noyau de l'œuf", explique le Pr Nicole Le Douarin, de l'Académie des sciences.

De l'autre côté de la planète, le Japonais Shina Yamanaka. D'abord chirurgien orthopédique, il troque le scalpel pour la pipette du chercheur en biologie. En 2006, il produit à partir de cellules de souris ses premières cellules souches pluripotentes induites (IPS). "Yamanaka va franchir un pas important en ouvrant la possibilité d'introduire dans l'individu malade des cellules saines qui dérivent de ses propres cellules, sans risque de rejet", explique Nicole Le Douarin, dans Le Figaro. Le généticien de l'université de Kyoto caresse ainsi un vieux rêve de la science : pouvoir reprogrammer des cellules adultes afin d'ouvrir le champ des thérapies cellulaires sans recourir aux cellules souches embryonnaires.

Egalité professionnelle : contrôles renforcés
Une note d'évaluation de l'Igas, révélée par Les Echos (page 5), dénonce une stratégie de contrôle "ambiguë" et "juridiquement fragile" sur l'obligation des entreprises d'être couvertes par un accord ou un plan d'action sur l'égalité homme-femmes. Résultat : à ce jour, "aucune sanction n'a été prononcée", déplore l'Igas. Les ministères du Travail et des Droits des femmes entendent dès lors simplifier ces contrôles pour les généraliser.

Aujourd'hui, lors de la réunion du Conseil supérieur de l'égalité professionnelle, le gouvernement va présenter un projet de décret visant à rendre plus efficaces les obligations des entreprises de plus de 50 salariés d'avoir signé un accord en la matière ou, à défaut, adopté un plan d'action. En cas de manquement, elles s'exposent à une pénalité pouvant atteindre 1% de la masse salariale.

Le texte imposerait d'abord les entreprises à déposer leurs plans d'action auprès des directions régionales du travail, obligation jusqu'ici réservée aux accords. Il exigerait ensuite que les indicateurs sur la place des femmes (salaires, promotions…) se déclinent par "catégories professionnelles".

"C'est un point de transparence important pour lutter contre certaines discriminations, approuve Pascale Coton (CFTC). Par exemple, cela montrera que s'il y a beaucoup de femmes dans la grande distribution, elles sont surtout aux postes peu payés." "C'est un premier pas, mais nous attendons bien plus en termes de contrôle et de sanction, qui sont aujourd'hui inappliqués", insiste Anne Baltazar de Force ouvrière.
John Sutton