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Nicolas Sarkozy veut limiter les dépassements d’honoraires

Le candidat-président a fait de nouvelles propositions hier soir dans les domaines de la santé et de l'emploi des seniors, au cours de l'émission Capital sur M6. Il a notamment estimé qu'"il faut limiter les dépassements d'honoraires", souligne Le Parisien/Aujourd'hui (page 7). "On en discutera avec les organisations syndicales représentatives des médecins", a-t-il ajouté. Mais pour un meilleur remboursement des lunettes ou des soins dentaires, il faudra attendre que la Sécurité sociale soit revenue "à l'équilibre" !

Interrogé sur les difficultés croissantes que rencontrent les Français pour se soigner, Nicolas Sarkozy a proposé de créer systématiquement, à côté des hôpitaux "une maison avec des médecins libéraux, qui feront les urgences du quotidien, et ça va désengorger le service d'urgence de l'hôpital", notent Les Echos (page 2).

A propos des déserts médicaux, il a jugé qu'"on ne peut pas obliger quelqu'un à exercer là où il n'a pas envie". Le candidat de l'UMP a proposé que le médecin qui s'installerait "dans une zone de désert médical, pour le même acte, soit payé plus cher que s'il était dans les quartiers de nos villes où il y a trop de médecins", rapporte Le Parisien/Aujourd'hui. "Ca s'appelle une mission de service public", a-t-il ajouté.

Il s'est en outre félicité du système de bourses qu'il a créé pour lutter contre ces déserts médicaux et qui profitent à 700 étudiants en médecine. Ces derniers s'engagent, en échange, "à s'installer pendant dix ans dans une région où il n'y a pas assez de médecins".

Par ailleurs, Nicolas Sarkozy a pro­posé "l'exonération à 100% permanente des charges sociales" pour l'embauche de chômeurs de plus de 55 ans en CDI ou CDD d'une durée d'au moins six mois. Il s'est également engagé, "si les Français [lui] font confiance", à ne pas toucher à l'âge légal de départ à la retraite (62 ans).

Le marché juteux des prothèses dentaires
Marges exorbitantes, manque de contrôle sur certaines prothèses dentaires fabriquées en Chine, en Turquie ou à Madagascar : l'Agence française de sécurité sanitaire et des produits de santé (Afssaps) mène actuellement une en­quête auprès d'une trentaine de fabricants pour vérifier si leurs prothèses sont conformes à la réglementation et si les donneurs d'ordre contrôlent leurs sous-traitants, rapporte Le Journal du dimanche (page 20).

De son côté, l'Autorité de la concurrence vient de publier "un avis incisif sur le coût, trop élevé, des 11 millions de couronnes et bridges posés en France chaque année". Une couronne importée coûte de 50 à 70 euros au dentiste, contre 120 à 150 euros pour une fabrication française. Dans les deux cas, le patient, lui, débourse 550 à 700 euros pour se la faire poser, voire encore plus à Paris ! "Pas étonnant qu'un Français sur deux renonce à des soins dentaires", commente le JDD.

Soumis à des tarifs bas sur la consultation et les soins classiques (caries ou détartrage), certains dentistes se rattrapent sur les couronnes et les implants. Et, s'ils font jouer la concurrence entre fabricants, ce ne sont pas les patients qui en profitent, estime l'Autorité de la concurrence.

Vu les prix pratiqués par certains dentistes, les patients ont intérêt à consulter les tarifs sur le site de l'assurance maladie (www.ameli-direct.fr). Face à ces tarifs, ils se tournent de plus en plus vers "les écoles dentaires, les cabinets low-cost, et les réseaux mutualistes", cons­tate Le Journal du dimanche. L'hebdomadaire rappelle que les négociations conventionnelles, qui réunissent les complémentaires santé, les syndicats de dentistes et l'assurance maladie, sont en cours et doivent aboutir en avril.
John Sutton