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Nicolas Sarkozy souhaite un grand colloque sur la dépendance

A l'occasion d'un déplacement aujourd'hui à Châtillon-sur-Indre, pour présenter ses voeux au monde de la santé, Nicolas Sarkozy devrait annoncer la tenue d'un grand colloque sur la dépendance, le 8 février prochain, qu'il présidera, selon La Tribune (page 4). Dans le Berry, le chef de l'Etat sera accompagné de Roselyne Bachelot et de Marie-Anne Montchamp, respectivement ministre et secrétaire d'Etat aux Solidarités, et de Valérie Rosso-Debord, auteure d'un rapport sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes.

Les annonces du président aujourd'hui seront forcément limitées, sachant que les quatre groupes de travail sur la réforme commenceront à se réunir les 2 et 3 février et que les conclusions des réunions interdépartementales seront connues fin juin.

"Compte tenu du calendrier et de l'importance des questions à trancher, notamment sur le financement, une réforme de fond a peu de chance de voir le jour avant l'élection présidentielle", estime La Tribune.

Cette question épineuse du financement de la dépendance, Les Echos (page 4) n'hésitent pas à la traiter dans toute sa complexité. Pour le quotidien économique, le débat devrait se focaliser sur la réforme de l'allocation personnalisée d'autonomie (Apa), souhaitée par la majorité comme par l'opposition.

"Il faudrait réévaluer l'Apa à destination des personnes classées en Gir 1 et 2 (les personnes les plus dépendantes, NDLR), sans réduire pour autant les aides aux Gir 3 et 4, plaide Valérie Rosso-Debord. Il faudra donc un financement supplémentaire sans augmenter les prélèvements, ce qui suppose un redéploiement d'autres ressources." Pour le sénateur (UMP) Alain Vasselle, rapporteur d'une mission sur la dépendance, il faut cibler les personnes aux revenus intermédiaires, trop aisées pour bénéficier de l'aide sociale et pas assez pour profiter des aides fiscales.

Autre problème posé par l'Apa, selon Les Echos, son financement croissant par les départements (70% et plus). "C'est un problème qu'il faut résoudre de façon ur­gente", estime Bernard Cazeau, président du Conseil général de la Dordogne.

L'étau se resserre autour de Servier
Perquisitions des gendarmes de l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (Oclaesp), plainte du député communiste Maxime Gremetz, consommateur de Mediator® pendant quinze ans, et lâchage du Leem (industrie pharmaceutique)... "Le laboratoire Servier cerné de toute part", résume le titre de Libération (page 17). Parmi les documents recherchés par les enquêteurs au siège de Servier, figure tout ce qui concerne l'élaboration, la fabrication, les tests et les autorisations de mise sur le marché (AMM) de ce médicament réservé aux diabétiques, mais utilisé massivement comme coupe-faim, indique Le Figaro (page 10). Il s'agit désormais de "lire, de comprendre et d'exploiter" cette masse de documents, explique le parquet de Paris, qui dirige l'enquête préliminaire sur ce scandale de santé publique.

Xavier Bertrand, lui-même, a confié à des journalistes avoir pris des coupe-faim pendant des années, mais pas de Mediator®, rapporte Le Parisien (page 13). Concernant l'indemnisation des victimes, le ministre de la Santé s'est prononcé pour l'utilisation d'"un fonds existant", mais c'est "le responsable qui devra assumer", rapporte Libération.

"Le syndicat patronal lâche Servier", titrent Les Echos (page 21), pour résumer la décision des industriels du médicament d'exclure les représentants de Servier des instances dirigeantes et des groupes de travail du Leem. "Le rapport de l'Igas est tellement accablant que le Leem devait se désolidariser de ce laboratoire, afin qu'il n'y ait pas d'amalgame avec l'ensemble de la profession", confie aux Echos une source proche du dossier.
John Sutton