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Nicolas Sarkozy : l’analyse de l’Institut Montaigne

Les Echos (pages 4 et 5) publient aujourd’hui le chiffrage du programme de Nicolas Sarkozy. Entamé fin 2011, l’exercice d’analyse des propositions des partis est conduit par le quotidien économique en partenariat avec l’Institut Montaigne, "think tank" classé comme libéral. Le quotidien économique s’était livré à un exercice analogue le 20 mars avec François Hollande. Ainsi, pour l’Institut Montaigne, le rendement des impôts dans le projet socialiste serait de 40,5 milliards, contre 44,5 milliards annoncés.

Quant au projet de Nicolas Sarkozy, il serait sous-financé. "Des recettes surestimées et des dépenses minorées", indique la journaliste Lucie Robequain, qui constate que les calculs de l’Institut Montaigne montrent "un différentiel d’environ 20% par rapport aux évaluations de l’UMP".

Certains postes de dépenses sont, en particulier, difficiles à apprécier. C’est le cas de l’assurance maladie. "Le ralentissement des dépenses d’assurance maladie, à hauteur de 13 milliards d’euros (jusqu’en 2016), est par exemple impossible à évaluer", indiquent Les Echos. C’est pourquoi l’Institut Montaigne "ne réévalue pas le chiffrage du candidat", mais "il décrit toute la difficulté de la promesse".

En effet, la croissance des dépenses suit une "tendance spontanée autour de 4% par an". Or le candidat président table sur une croissance des dépenses de 2,5% par an. Autre piste avancée par Nicolas Sarkozy : "l’amélioration de la prévention de la perte d’autonomie des personnes âgées". Sur ce secteur, la baisse des dépenses "suppose une refonte radicale des modes de prise en charge et des parcours, dont les effets ne peuvent être immédiats", estime l’Institut Montaigne.

Enfin, cet organisme se montre dubitatif sur les économies réalisables, "que ce soit sur le coût des médicaments, sur les tarifs des actes des professionnels libéraux ou sur les arrêts maladie". Dernier projet mis en doute : les économies envisagées sur la carte Vitale biométrique : elles paraissent "en décalage avec les montants annuels de fraude détectés", juge cet institut.

Régissant à l’analyse globale du programme de Nicolas Sarkozy, Sébastien Proto, membre de l’équipe de campagne du candidat de l’UMP, indique que l’Institut Montaigne a validé "très largement" le chiffrage total de ce programme qui correspond à un effort de 124,5 milliards d’ici 2016.

L’intégralité du dossier consacré aux programmes des candidats est consultable sur le site Internet des Echos.

Les dossiers oubliés de la campagne
Libération fait un tour d’horizon des sujets peu abordés par les candidats à l’élection présidentielle (pages 1 à 7). Parmi eux : la santé, même si Libération reconnaît qu’il y a un "léger mieux" par rapport à 2007. "La médecine de ville en manque de soins", titre ce quotidien (page 6). Pour Libération, plus que l’hôpital, c’est la médecine de ville qui mériterait des prises de position fortes des candidats, du fait notamment des déserts médicaux. "Comment créer un nouveau dispositif de médecine de proximité qui réponde aux attentes des patients tout en prenant en compte les grands défis de santé publique ?", interroge le journaliste Eric Favereau.

Autre thème qui a peu occupé les débats : la dépendance. "Nicolas Sarkozy avait mis entre parenthèses la réforme de la dépendance, promise en 2007, mais abandonnée à cause de la dégradation des finances publiques", rappelle Libération (page 4). Toutefois, la quasi-totalité des candidats ont développé des projets dans leur programme. Création d’un 5e risque, amélioration de l’accès à l’information, augmentation de l’allocation personnalisée d’autonomie (Apa) figurent parmi les pistes évoquées.

Succession à la tête de la CGT
Bernard Thibault annoncera aujourd’hui à la commission exécutive de la CGT le nom de la personne qu’il souhaite voir lui succéder (L’Humanité, page 14). Le secrétaire général de cette confédération syndicale a conduit depuis quelques mois "une consultation interne auprès de 180 dirigeants" de la CGT, indique La Croix (page 8). Cette procédure est décrite comme "inédite dans un syndicat où le secrétaire général sortant a toujours choisi son dauphin", poursuit le quotidien catholique.

Bernard Thibault pourrait préférer Nadine Prigent, ancienne responsable de la Fédération de la santé et membre du bureau confédéral, à Eric Aubin, actuel secrétaire général de la Fédération de la construction (Libération, page 20). "Davantage sur un nom, c’est sur un profil que les débats semblent devoir se porter", note L’Humanité. Le prochain secrétaire général devrait prendre la tête de la CGT après son congrès de mars 2013.

Milène Leroy