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Naissance du nouveau service public pour l’emploi

Voici l'assurance chômage secouée par un élan de réforme ! Dès le 5 janvier prochain, rappellent Les Echos (page 4), tous les chômeurs vont changer d'interlocuteur, avec le rapprochement entre l'Agence nationale pour l'emploi (ANPE) et les Assedic, chargées de gérer les indemnités de chômage.

C'est aujourd'hui que le conseil d'administration de cette nouvelle entité - baptisée "Pôle emploi" - se réunit "pour proclamer la naissance du nouveau service public unifié de l'emploi", écrit le quotidien économique. La mise en route de ce pôle sera toutefois progressive. En effet, "nombre de dossiers restent à régler pour atteindre dans les faits l'objectif fixé par le gouvernement : la mise en place généralisée, à l'été 2009, de guichets uniques traitant l'aide à la recherche d'emploi comme l'indemnisation et du référent unique pour chaque chômeur".

Une année sera nécessaire pour parvenir à cette fusion. "L'échéancier est très ambitieux... et suppose qu'aucun grain de sable ne vienne se glisser dans les rouages de la fusion", notent Les Echos. L'actuelle hausse du chômage - et donc du nombre de dossiers à traiter - ne facilite pas la transition. La réforme pourrait ainsi être freinée par des mouvements de grève des personnels de l'ANPE et de l'Unedic, inquiets pour leur sort.

Le 17 décembre, l'actuel directeur général de l'ANPE, Christian Charpy, devrait être nommé à la tête du nouvel organisme. Le 2 janvier, le site www.pole-emploi.fr sera lancé et les sigles de l'ANPE et de l'Unedic disparaîtront des agences et des antennes locales. Trois jours plus tard, une plate-forme téléphonique unique, le 39 49, sera lancée à l'usage des demandeurs d'emploi. A la fin du mois de janvier, les inscriptions et l'indemnisation basculeront sur le Pôle emploi. Enfin, à l'été, le processus sera achevé avec la généralisation des guichets uniques.

Pendant ce temps, les négociations se poursuivent entre les partenaires sociaux sur l'indemnisation du chômage partiel, la convention assurance chômage et la formation professionnelle. "Trois dossiers à haut risque par ces temps de crise", commente Le Figaro (page 20). Patronat et syndicats ont des objectifs divergents : "Le premier veut baisser les cotisations qui pèsent sur les entreprises et les seconds veulent indemniser mieux et plus de demandeurs d'emploi (seul un chômeur sur deux l'est)."

Dans le détail, précise le quotidien, les syndicats réclament entre autres que l'indemnisation soit versée à partir de 4 mois de travail, (contre 5 mois pour le patronat). Par ailleurs, ils demandent à ce que la durée d'indemnisation "coure de 24 à 30 mois, alors que le plan patronal propose de la plafonner à 18 mois". Sur tous ces aspects, les deux parties devront trouver un terrain d'entente avant le 31 décembre. Sans quoi, le gouvernement reprendra la main...

Identifier la douleur des tout-petits
La souffrance des tout-petits est trop peu évoquée dans la formation des médecins. Et selon certains observateurs, le corps médical ne prend pas suffisamment de gants vis-à-vis des enfants. Pour Daniel Annequin, pédiatre à l'hôpital des enfants Armand Trousseau (Paris) et organisateur d'un colloque sur ce thème qui s'est tenu à l'Unesco, c'est uniquement parce qu'"ils sont vulnérables, exactement comme les personnes âgées et les handicapés" que certaines précautions ne sont pas prises avec ces patients, indique-t-il dans Libération (page 19).

Des plaintes ont été déposées par des parents contre le corps médical. Cependant, la difficulté pour les médecins est "d'évaluer la douleur invasive : celle qui n'est pas liée à la pathologie mais générée par le soin médical". "Le seul moyen de le savoir, c'est de le demander au patient. Et de le croire quand il répond", conseille un praticien. Lorsque l'enfant n'est pas en âge de parler, une observation scrupuleuse des gestes et des expressions doit alors permettre d'identifier la douleur.

Frédéric Lavignette