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Mobilisation massive sur les retraites

Même lefigaro.fr ne peut faire autrement qu'en convenir : "La mobilisation syndicale contre la réforme des retraites est montée d'un cran supplémentaire, mardi." Pour cette première journée d'action de la rentrée contre le projet gouvernemental, indique le site Internet du quotidien, seul mode d'accès à vos journaux aujourd'hui, les cortèges ont en effet rassemblé sur toute la France entre 1,1 million et 2,7 millions de manifestants selon les chiffres respectifs du ministère de l'Intérieur et de la CGT.

Pour le secrétaire général de ce syndicat, cette démonstration de force va forcément amener le président de la Ré­publique "à réfléchir dans les prochaines heures à cette situation nouvelle", indique libération.fr. Selon Bernard Thibault en effet, "aucun gouvernement ne peut minorer une mobilisation de cette ampleur".

Même si l'Elysée admet que le mouvement d'hier est important, il ne le considère toutefois pas comme un "raz de marée". Il n'empêche que Nicolas Sarkozy va proposer dès aujourd'hui des "avancées en réponse aux manifestations", rapporte lefigaro.fr.

Ce matin, prévient latribune.fr, le chef de l'Etat doit faire une déclaration lors du Conseil des ministres. Mais au préalable, il s'entretiendra avec son ministre du Travail, Eric Woerth, le premier ministre François Fillon et le secrétaire d'Etat à la Fonction publique, Georges Tron. Lors de cette rencontre, annonce libération.fr, Nicolas Sarkozy devrait "peaufiner les avancées" qu'il présentera ensuite en Conseil des ministres.

Ces "gestes de bonne volonté", comme les désigne lefigaro.fr, ne modifieront pas les mesures de fond de la réforme. "Nous ne changerons rien au socle, confirme un proche de L'Elysée. Et nous savons déjà que les ouvertures que nous ferons ne seront pas suffisantes pour contenter les syndicats." Sur ce point, les organisations syndicales ne se font aucune illusion.

Comme l'a laissé entendre Eric Woerth dans le journal de TF1 d'hier soir, les annonces risquent de porter seulement sur la pénibilité et les polypensionnés. Pour ce qui est du recul de l'âge de départ à la retraite, le ministre du Travail maintient son cap, considérant qu'"en proposant 62 ans, le gouvernement a fait un choix raisonnable et en même temps un choix qui est incontournable pour assurer le financement des retraites des Français".

D'après le site du parisien.fr, le mouvement est "susceptible de se durcir". Dans le courant de cet après-midi, l'intersyndicale doit se réunir pour lui "donner suite ou non". A l'initiative de FO, l'idée d'une grève générale se dessine de plus en plus, "si possible dans l'unité syndicale". Une perspective "que ne rejette pas la CGT", note le site.

Pour le secrétaire général de la CFDT, rapporte leparisien.fr, "il faut que le gouvernement parle vite". A défaut, "la radicalité" menace de se s'installer, car "on n'a pas d'autre solution que de continuer" a déclaré François Chérèque.

Alors que l'examen du projet de loi en­tamé hier à l'Assemblée nationale devrait durer encore une semaine, les syndicats ont annoncé l'organisation d'une éventuelle manifestation le samedi 18 septembre. Trois jours auparavant, précise latribune.fr, l'Assemblée nationale se prononcera "par un vote solennel sur l'ensemble du texte que le Sénat doit examiner à son tour en octobre". L'objectif du gouvernement est en effet clair : "Faire adopter définitivement cette réforme par le parlement à la fin du mois d'octobre, début novembre."

L'Unocam contre la taxe sur les complémentaires
L'Union nationale des organismes d'assurance maladie complémentaire (Unocam) vient de faire parvenir au Premier ministre, François Fillon, une lettre "pour l'engager à retirer" le projet de taxe qui menace les complémentaires santé. Comme l'indiquent lesechos.fr (page 18), les assureurs, mutuelles et institutions de prévoyance "concernés par ce projet de ponction de 3,5 %, destinée à apporter 1,1 milliard d'euros en 2011 au financement de la dette sociale, semblent décidés à faire arbitrer cet épineux sujet en haut lieu au sein du gouvernement".

Depuis l'annonce il y a une semaine de cette nouvelle taxe de 3,5% sur les contrats "solidaires et responsables", les critiques n'ont pas manqué. Le président de la Mutualité Française, Jean-Pierre Davant, qui s'est immédiatement opposé à cette taxe, a ainsi prévenu que "mécaniquement, les cotisations allaient augmenter". "De nombreux Français, souligne l'Unocam, constatent que leur protection complémentaire en santé est de plus en plus chère dans un contexte de désengagement des régimes obligatoires d'assurance maladie." Le 6 septembre, les mutuelles d'Unités (MAE, MGEN, MGET, MNH, MNT) se sont associées aux réactions de la FNMF dans un communiqué dénonçant "une mesure injuste qui accroîtra les inégalités dans l'accès aux soins".
Frédéric Lavignette