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Mise en libre accès de certains médicaments : le marché de l’automédication progresse

Le marché français de l'automédication a bénéficié de la mise en libre accès de certains médicaments dans les pharmacies, depuis l'été dernier. Les ventes des médicaments sans ordonnance ont progressé de 2,7% en 2008 et représentent 1,9 milliard d'euros, selon l'Association française de l'industrie pharmaceutique pour une automédication responsable (Afipa), soulignent Les Echos (page 17). A titre de comparaison, le marché global des médicaments a reculé de 0,3%, à 30 milliards d'euros, en 2008. En tête des produits vendus en automédication, on trouve l'antalgique Doliprane®, le décongestionnant Humex® et l'antalgique Efferalgan® avec des taux de croissance respectifs de 9%, 2,5% et 1%, précise La Tribune (page 16).

Appliquée depuis le 1er juillet dernier, la mesure permet aux pharmaciens de placer quelques 239 produits d'automédication à disposition des clients, devant leur comptoir, rappelle le quotidien économique.

Outre une meilleure accessibilité, cette disposition avait notamment pour but de faire baisser les prix en faisant jouer la concurrence. "Les prix reculent de 1% à 5% dans les pharmacies en libre accès, qui voient dans le même temps leur chiffre d'affaires augmenter de 10 à 20%", affirme, dans La Tribune, Daphné Lecomte-Somaggio, déléguée générale de l'Afipa. Soit un effet volume qui joue à plein. Mais, certains médicaments ont vu leurs prix augmenter. C'est notamment le cas des produits de sevrage tabagique, dont la vente a chuté de 20% au mois de janvier. "Avec la crise, il semble que les candidats au sevrage tabagique se fassent plus rares", constate, dans Les Echos, Vincent Cotard, président de l'Afipa. Actuellement, seulement 29% des pharmacies ont mis en place le libre accès, un tiers pense le faire au cours du premier trimestre et un dernier tiers n'en a pas l'intention "pour le moment".

La Cnam traque les fraudeurs
Depuis 2005, la lutte contre la fraude et les abus s'est traduite par des économies d'un montant total de près de 360 millions d'euros pour l'assurance maladie, annonce La Tribune (page 6). "C'est l'équivalent de la prise en charge de 210.000 assurés pendant un an", souligne Frédéric van Roekeghem, directeur général de la Cnam, cité dans Les Echos (page 4). "Bien sûr ça ne peut pas permettre le retour à l'équilibre de l'assurance maladie", reconnaît-il toutefois. Les sommes économisées grâce à la lutte contre la fraude sont à mettre en perspective avec les dépenses de remboursements de soins : 125 milliards d'euros chaque année pour le seul régime général. Pour l'année 2008, le montant des économies liées à la lutte contre la fraude atteint 132 millions d'euros. La Cnam cible à la fois les assurés, les employeurs et les professionnels de santé. Ses plaintes ont abouti l'an dernier à 230.condamnations pénales et à 289 interdictions d'exercer, précise La Tribune.

Un million d'arrêts maladie ont fait l'objet d'un contrôle en 2008. Dans ce cadre, la mise sous entente préalable des prescripteurs abusifs a permis une économie de 13,3 millions d'euros. Depuis 18 mois, tous les arrêts supérieurs à 45 jours sont systématiquement vérifiés. En 2009, l'assurance maladie compte s'attaquer à l'hospitalisation à domicile, à la facturation des médicaments dans les établissements de santé, aux pensions d'invalidité ou encore à la fraude aux médicaments dans les pharmacies.

John Sutton