Mieux repérer les maladies de l’hypersensibilité

Comment diagnostiquer les maladies de l’hypersensibilité, dont les symptômes sont parfois proches de l’allergie ? C’est la question posée par la journaliste Isabelle Santini, sur le site Internet du Monde. Lemonde.fr rend compte ainsi d’un colloque organisé par le Réseau environnement santé (Res), le 21 avril, à Paris, au siège la Mutualité Française.

"Des centaines de milliers de personnes" seraient concernées par l’hypersensibilité chimique, ou MCS (Multiple Chemical Sensitivity), l’électrosensibilité ou la fibromyalgie, rapporte Lemonde.fr. Cette dernière pathologie touche à elle seule 1,6 milllion de personnes en France. Marion Tayol, cofondatrice de l’association de patients SOS MCS, précise que "les troubles quotidiens sont lourds à supporter : douleurs musculaires, maux de tête, insomnie, confusion mentale, dépression, troubles gastriques…"

"Nous voulons que les malades soient mieux pris en charge", demande André Cicolella, porte-parole du Res. Pour leur part, "les associations demandent aux pouvoirs publics de prendre en compte sans tarder les souffrances des patients". Et cela sans attendre les conclusions des recherches scientifiques…

Les hôpitaux sous le contrôle des ARS
Plusieurs décrets d’application de la loi "Hôpital, patients, santé et territoires" (HPST) devraient paraître dans les prochains jours au Journal officiel. Il s’agit des dispositions qui vont "à la fois renforcer le contrôle de l’administration d’Etat sur les finances des établissements de santé et donner plus de pouvoir au directeur de l’hôpital à l’intérieur de son établissement", précise Vincent Collen dans Les Echos (page 3).

Premier objectif : le renforcement de la tutelle de l’Etat. Ainsi, "l’un des décrets prévoit un contrôle plus étroit du directeur de l’agence régionale de santé (ARS) sur les projets d’investissement", explique le quotidien économique. Cette disposition vise notamment à "éviter des investissements inutiles".

Deuxième volet : "Les textes renforcent les prérogatives des directeurs d’établissement en interne, notamment vis-à-vis du corps médical". Ainsi, les compétences de la commission médicale d’établissement (CME), qui représente les médecins, sont amoindries. "L’ensemble des textes d’application de la loi doit être publié d’ici au mois de juillet", indiquent Les Echos. La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, avait indiqué en décembre 2009 que les textes qui concernent la gouvernance de l’hôpital apparaîtraient au premier trimestre 2010. Une promesse en passe d’être tenue.

Consultation médicale à distance à Paris
Le Parisien/Aujourd’hui présente un système de téléconsultation pratiqué à l’hôpital Georges-Pompidou, dans le 15e arrondissement de Paris (page 15). "Le rendez-vous médical se déroule comme tous les autres. A un détail près : le médecin et sa patiente échangent par écran interposé", raconte le journal. "Cela n’a plus rien de futuriste", explique le médecin responsable de l’expérimentation.

Le système est utilisé uniquement pour les consultations de suivi des patients déjà connus par leur médecin, du fait de l’impossibilité de contacts physiques. Cinq projets d’installation du système de téléconsultation sont en cours. Avantage : "Le déploiement permet à des hôpitaux de petite taille, qui ne bénéficient pas de la présence de médecins spécialisés, d’ouvrir des consultations pour leurs patients sans avoir à supporter les coûts de transports médicaux."

Milène Leroy