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Médicaments sur Internet : gare aux contrefaçons !

On peut tout acheter sur le Net, même des médicaments. Difficile d’échapper à ces spams (mails indésirables) publicitaires qui polluent les boîtes aux lettres électroniques en proposant du Viagra pour améliorer ses performances sexuelles, du Tamiflu pour soigner sa grippe ou de l’Acomplia (retiré du marché en 2008) pour maigrir, dénonce Le Monde (page 20), qui alerte ses lecteurs sur les médicaments contrefaits. Selon une étude réalisée dans quatorze pays européens pour le leader mondial de la pharmacie, Pfizer, 14% des Français, soit 6,9 millions de personnes, reconnaissent acheter des médicaments de prescription, sans ordonnance, sur la Toile. Or, selon l’OMS, plus de la moitié des médicaments vendus ainsi sont des contrefaçons.

"Ce chiffre de 6,9 millions de personnes me semble surévalué, car il existe très peu de médicaments non remboursés en France, estime Fabienne Bartoli, adjointe au directeur général de l’Afssaps, mais nous suivons de très près ce dossier." Une chose est sûre, souligne Le Monde, les achats de médicaments sur le Web augmentent. Autre phénomène en vogue : 52% des Français utilisent Internet pour obtenir des informations sur leur santé.

Quelles sont les motivations des internautes pratiquant l’automédication ? 32% d’entre eux déclarent le faire pour gagner du temps et par commodité, 32% par souci d’économies et 27% pour obtenir un médicament sans avoir à présenter d’ordonnance, précise l’enquête.

"Le médicament n’est pas un produit comme les autres. Il existe de vrais risques à acheter sur Internet, prévient Bernard Peyrical, directeur de la communication de Pfizer France. Au mieux, ces médicaments ne sont pas efficaces, au pire, ils sont toxiques." On a retrouvé de la mort-aux-rats, de l’encre de photocopieur, de l’huile de vidange dans des médicaments contrefaits, déplore Le Monde. Les pouvoirs publics sont conscients du problème. Une charte pour lutter contre la contrefaçon sur Internet a été signée en 2009 par les industriels du médicament et le ministère de l’Economie.

L’observatoire de la fin de vie est né
La ministre de la Santé a inauguré hier, à l’hôpital des Diaconesses, à Paris, l’Observatoire national de la fin de vie, issu des préconisations de la mission Leonetti. "Nous allons chercher à connaître les conditions et les pratiques autour de la fin de vie, et la réalité risque de ne pas être belle à voir", estime dans Le Monde (page 9) le Dr Régis Aubry, président du comité de pilotage de l’observatoire. "Le déni de la souffrance est massif, et il est possible que l’on découvre une sorte d’irrespect inconscient des mourants", ajoute celui qui préside aussi le comité de suivi du développement des soins palliatifs.

Outre trois représentants de l’administration, le comité de pilotage de l’observatoire comprendra quatre représentants des associations ou fondations œuvrant pour les soins palliatifs et quatre experts scientifiques. Ils seront nommés dans les semaines à venir. "Il faut que la culture des soins palliatifs, de l’accompagnement en fin de vie, irrigue l’ensemble de la prise en charge des patients", a déclaré Roselyne Bachelot. Nous vivons "dans une société qui a évacué la question de la mort, et je crois que la mort fait partie du parcours de la personne", a ajouté la ministre. "Il n’y a pas de bonne mort. Chaque patient est notre guide", observe dans Le Monde une infirmière du service de soins palliatifs de l’hôpital des Diaconesses.
On compte actuellement 961 lits dans les unités de soins palliatifs, auxquels s’ajoutent près de 4.000 lits dédiés dans d’autres services, ainsi que des équipes mobiles. L’objectif du gouvernement est de doubler cette capacité.

John Sutton