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Médicaments génériques : la Cnam veut sanctionner les médecins réfractaires

Le directeur général de la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam), Frédéric van Roekeghem, a annoncé hier qu'il examinait "les sanctions possibles" à l'encontre des médecins (4%) qui inscrivent systématiquement la mention "NS", ou "non-substituable" sur les ordonnances, rapportent Les Echos (page 4). Lorsque le patient se présente dans une pharmacie, cette mention suffit pour interdire au pharmacien de délivrer une version générique du médicament prescrit.

"La mention NS est devenue un sport national pour les médecins, piloté par l'industrie pharmaceutique soucieuse de freiner la progression des génériques. Certains médecins ont même reçu des tampons NS", dénonce Gilles Bonnefond, secrétaire général du syndicat de pharmaciens USPO (Les Echos).

Le directeur de la Cnam souhaite mettre fin à ces pratiques "non conformes au Code de déontologie", en déférant les médecins contrevenants devant le conseil de l'Ordre. Le Dr Michel Chassang, président de la CSMF, est opposé à une telle "punition". Pour lui, "il est plus efficace d'inciter les médecins" à prescrire des génériques.

Frédéric van Roekeghem a par ailleurs annoncé la dématérialisation progressive des ordonnances dans les pharmacies. A terme, les médecins pourraient les adresser électroniquement aux officines, explique Le Figaro-économie (page 21). Chaque semaine, l'assurance maladie collecte dans toutes les pharmacies les duplicatas des ordonnances collectées. "Ce sont ainsi 550 millions de feuilles de soins qui circulent chaque année – 6 tonnes de papier par semaine, pour la seule caisse primaire de Paris !", rapporte le quotidien.

L'assurance maladie vient de signer avec les syndicats de pharmaciens un projet de généralisation d'un nouveau dispositif, testé avec succès dans 900 officines sur les 22.200 que compte le pays. Les pharmaciens scanneront les ordonnances et n'auront plus qu'à fournir à l'assurance maladie un cédérom tous les quinze jours. Les pharmaciens seront aidés à hauteur d'environ 419 euros annuels pour s'équiper en scanners.

Les mutuelles étudiantes soulagées
Les mutuelles étudiantes et la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) ont signé hier au ministère de l'En­seignement supérieur un accord de financement portant à 52 euros par étudiant (contre 51,60 euros jusqu'ici) la remise de gestion accordée par l'Etat aux mutuelles. La Mutuelle des étudiants (LMDE) accueille cet accord "avec soulagement et satisfaction", note Libé­ration (page 16). Il "nous permettra de lever un certain nombre d'inquiétudes, de voir l'avenir avec sérénité et de poursuivre nos missions", a déclaré son président Gabriel Szeftel.

Mais la LMDE estime qu'il faut aller plus loin et permettre notamment à tous les étudiants d'être couverts par une mutuelle, souligne le site Internet 20minutes.fr. Près d'un étudiant sur cinq n'a pas de couverture complémentaire. Plus grave encore, plus d'un tiers d'entre eux renoncent à se soigner.

"Pourquoi ne pas avoir choisi d'accorder l'exonération de la taxe de 7% réclamée par les mutuelles étudiantes ?" 20 minutes a posé la question à Laurent Wauquiez. Réponse du ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche : "Il faut aider les mutuelles étudiantes, mais il n'est pas logique qu'elles soient exonérées de cette taxe, qui concerne toutes les mutuelles. Les efforts sont une obligation pour tout le monde" (20minutes.fr).
John Sutton