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Médicaments : développer les boîtes de trois mois

Les grandes boîtes de médicaments pour des traitements de trois mois ont permis une économie globale de 105 millions d'euros en 2009 pour l'assurance maladie, les patients et leurs complémentaires. C'est ce qu'a indiqué la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) citée dans Le Parisien/Aujourd'hui (page 9).

Selon une étude présentée hier à la presse, la Cnam estime que le coût d'un traitement réalisé avec une boîte de trois mois est 13% moins élevé que celui réalisé avec trois boîtes mensuelles. Autres avantages pour le patient : il favorise une meilleure observance des traitements sur la durée, et limite le montant final de la franchise de 50 centimes d'euro appliquée sur chaque boîte de médicament.

Depuis l'instauration de cette franchise en janvier 2008, la Mutualité Française publie sur son site Internet la liste des médicaments disponibles en boîte de trois mois. Ces gros conditionnements sont autorisés pour le traitement du diabète, de l'hypertension, du cholestérol et de l'ostéopo­rose, rappelle-t-on. Interrogé ce matin sur RTL, le Dr Jean-Martin Cohen Solal, suggère d'"étendre (leur) utilisation à toutes les maladies chroniques". Dans les traitements au long cours comme ceux du sida ou de Parkinson, a fait valoir le directeur général de la Mutualité Française, "il serait normal que les malades se voient délivrer leurs médicaments pour trois mois. Il faut s'adapter aux besoins du patient, ce que l'on ne fait pas suffisamment".

Complémentaires santé : améliorer la lisibilité des contrats
Le bureau de l'Union nationale des organismes d'assurance maladie complémentaire (Unocam), qui s'est réuni lundi, a pris des engagements pour améliorer la transparence et la lisibilité de leurs contrats, annoncent Les Echos (page 28). Ces recommandations pourraient déboucher sur une charte commune, signée par les différentes familles de complémentaires : mutuelles, assureurs et institutions de prévoyance. L'Unocam vise trois objectifs : simplifier et harmoniser le libellé et l'expression des garanties proposées, en faciliter la compréhension par les assurés et les guider dans le choix de leur mutuelle.

Trois pistes ont été validées par l'Unocam, résument Les Echos. La première, porte sur le vocabulaire des contrats, utilisant trop de termes techniques, difficilement compréhensibles pour la majorité des assurés. Un "glossaire de la complémentaire", fa­cile d'accès, devrait permettre d'y remédier.
"Il est important qu'un effort de lisibilité soit aussi engagé au niveau du régime obligatoire, car c'est de lui que découle, pour l'essentiel, la complexité", rappelait Fabrice Henry, président de l'Unocam, dans l'édition de l'Afim (page 2) de lundi dernier, citée dans Les Echos.

La deuxième piste porte sur la manière dont sont expliqués les risques couverts par le contrat. L'Unocam souhaiterait pouvoir établir des "préconisations" sur "l'expression des remboursements par type de postes de dépense et par nature de remboursement, ainsi que sur le libellé des garanties". Enfin, la troisième porte sur "la formalisation de questions pour aider à bien choisir sa complémentaire", afin de "comprendre ce qui est couvert, dans quelles circonstances et avec quels aléas", précise Fabrice Henry, dans Les Echos.

La ministre de la Santé était intervenue à plusieurs reprises pour demander aux organismes complémentaires de lui fournir des "propositions visant à simplifier la présentation et l'expression des garanties" pour l'assuré, en précisant les montants des remboursements de la Sécurité sociale, ceux de l'organisme complémentaire, ainsi que son reste à charge.

Sabine Dreyfus et John Sutton