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Médecins en voie de disparition

Le dernier rapport de la Drees le confirme : les déserts médicaux avancent. En effet, selon les prévisions de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques, en 2020, l’Hexagone comptera 10% de médecins en moins par rapport à 2006, soit 188.000 médecins. Si en 2030 on doit retrouver "à peu de choses près le niveau actuel (206.000)", il ne faut pas s’en satisfaire pour autant, poursuit le quotidien, car "dans le même temps, la population française aura grossi de 10%".

La densité médicale devrait donc reculer nettement, passant de 327 professionnels pour 100.000 habitants actuellement à 292 en 2030. L’étude avance encore un autre chiffre inquiétant : "à l’horizon 2030, le nombre des médecins exerçant en zone rurale diminuerait de 25,1%"et un départ sur quatre ne sera pas remplacé dans ces zones.

Comme l’indiquent Les Echos (page 5), ces "prévisions alarmantes" vont certainement nourrir le débat sur les déserts médicaux, qui figurent dans le projet de loi "Hôpital, patients, santé et territoires" Un débat qui reprendra la semaine prochaine à l’Assemblée nationale.

Interrompu pour cause de vacances parlementaires, "au bout de quelques articles" l’examen de ce texte de 33 articles - qui a suscité pas moins de 2.000 amendements - doit se poursuivre au retour des députés le 2 mars, souligne Le Figaro (page 4). Ce projet de loi, rappelle le quotidien, est "un "paquet" qui, tout à la fois, réorganise l’administration des hôpitaux et l’organisation territoriale des soins, encadre les relations entre services publics et cliniques privées, statue sur la représentation des professions de santé libérale et interdit les dégustations promotionnelles d’alcool et les cigarettes en chocolat"

A l’aune de la tendance dessinée par la Drees, les députés seront d’autant plus motivés pour encourager l’installation des généralistes dans des zones sous-médicalisées. De son côté, la ministre de la Santé a réaffirmé hier qu’elle ne souhaitait pas sacrifier la liberté d’installation des médecins.

En effet, invitée hier du "Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI" Roselyne Bachelot propose plutôt de "jouer sur la formation" Pour cela, elle envisage notamment d’augmenter le numerus clausus à 8.00 étudiants, contre 7.00 actuellement. Ce numerus clausus est régulièrement relevé depuis le début des années 2000, mais les effets de ces augmentations ne seront perceptibles qu’à partir de 2020.

Procès AZF : quatre mois d’audience
Le "procès de l’impensable "s’ouvre aujourd’hui devant le tribunal correctionnel de Toulouse, annonce Libération (pages 2 à 4). Il devra déterminer les responsabilités de l’explosion qui, le 21 septembre 2001, a frappé l’usine AZF de Toulouse et a provoqué la mort de 30 personnes.

Au rang des accusés seront présents Serge Biechlin, directeur d’AZF à l’époque des faits, et les représentants de la SA Grande-Paroisse (filiale du groupe Total), propriétaire de l’usine. Selon Le Parisien/Aujourd’hui (pages 14 et 15), les accusés devront répondre des chefs "d’homicides involontaires par l’effet d’une explosion ou d’un incendie" et de diverses infractions au Code du travail.

Parmi les différentes hypothèses évoquées pour expliquer ce drame, la thèse de l’accident industriel dû à des "négligences et manquements en série" est privilégiée par le rapport d’expertise.

Frédéric Lavignette